‹ Étude sur une forme myélopathique du blenno-rhumatismeChapitre 11 sur 39 · PAT NE · texte numérisé non relu

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« notamment aux cuisses. Les pieds sont pendants et déformés {pieds « creux); Îe sujet steppe en marchant.

«La force musculaire est diminuée aux membres supérieurs qui pré- « sentent une atrophie légère, plus notable aux mains.

« Les réactions électriques sont à peu près normales dans les mem- « bres supérieurs, sauf une légère diminution de l’excitabilité galvanique « et faradique. Dans les membres inférieurs, le territoire du poplité « externe est très fortement atteint aux deux jambes avec prédominance « à gauche, où l’excitabilité aux deux courants galvaniques et faradi- « que est absolue. Pas de réaction électrique de dégénérescence.

« La sensibilité offre une diminution à peu près parallèle à celle de « la motilité. Le malade a souffert à plusieurs reprises de vives dou- « leurs dans îies membres inférieurs suivant le trajet du sciatique et du “« crural qui sont également douloureux à Ja pression. Il éprouve à « l’occasion des mouvements des crampes vives dans les jambes. « Les réflexes rotuliens sont abolis. .

« Comme {roubles vaso-moteurs, il faut citer le grand dermogra- « phisme. Comme froubles trophiques, la chute de plusieurs dents « et la déformation des pieds.

« Rien d’anormal pour les sphincters,

En présence de la nature, de la localisation et de la marche des accidents nerveux qui ont succédé à l'infection gonorhéique, ces auteurs pensent qu'il s'agit d’un cas de polinévrite périphérique, les phénomènes généraux n'ayant jamais été assez graves pour permettre de penser à une méningo-myélite.

Nous croyons, en effet, que dans ces cas, il s’agit encore de polinévrites toxiques, passagères, sans lésions profondes des cordons nerveux et qui doivent être distraites des accidents myélitiques.

En dehors de ces faits, il en est d’autres dans lesquels la lésion nerveuse n’est qu’une traduction d’une lésion de l'axe spinal et doit être rattachée à une lésion médullaire dont la gravité n’est pas en discussion, mais ces faits sont en dehors de ceux que nous avons voulu étudier.

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Troubles de la motricité et de la sensibilité. — Les complications nerveuses que l’on rencontre assez fréquemment au cours de la chaudepisse sont caractérisées par des troubles de la motilité, de la sensibilité et de la nutrition.

Dans la forme névropathique que nous étudions, la paraplégie pure avec impotence fonctionnelle absolue ne se rencontre pas et l’immobilité, constatée cependant, est souvent due tantôt à la gêne apportée aux mouvements par les arthropathies, tantôt à ce que le moindre effort que fait le malade réveille ses douleurs. En général, il y a plutôt une simple parésie qu'une véritable paraplégie.

On a remarqué toutefois des mouvements spasmodiques dans les membres inférieurs, des contractions fibrillaires des faisceaux musculaires, contractures spontanées ou provoquées par le pincement des muscles. C’est ainsi que sur le malade de M. Launois (Obs. V) qui avait une amyotrophie généralisée, on constatait des contractures fibrillaires des faisceaux musculaires qui avaient survécu, contractions réflexes et peu douloureuses. De mème, chez le malade de M. Milian (Obs. VIT) « les muscles des mollets et des cuisses qui présentaient un degré notable d’atrophie, étaient agités au moindre choc ou même spontanément de mouvements fibcillaires ». Dans cette même observation l’auteur nota de la paraplégie spasmodique.

MM. Jacquet et Milian signalent encore l’éragération du réflexe plantaire, la trépidation épileptoïde, qui existe également, bien que beaucoup moins accentuée, chez le malade que nous avons vu à Tenon, dans le service de M: Launois et dont nous donnons l'observation (Observation IV).

La piqûre de la plante du pied, dit Milian dans son obser-

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vation (faite suivant les préceptes de Babinski) provoque à droite la flexion des orteils; à gauche l’extension légère d’abord, puis au bout d’un certain temps une flexion très marquée. à

Les réflexes rotuliens sont généralement modifiés, mais “ilest difficile de dire dans quels sens ; le plus ordinairement ils sont exagérés, très rarement diminués ou abolis.

Dans tous les cas, les sphincters sont intacts.

Sensibilité. — Nous ne reviendrons pas ici sur les phénomènes douloureux, souvent persistants, qui accompagnent l'infection gonococcique et que nous avons déjà vus ; nous n envisagèrons que les troubles de la sensibilité cutanée quelquefois modifiée.

Abstraction faite de l’hyperesthésie névro-musculaire, parfois excessive, que l'on provoque chez quelques sujets en piquant leurs muscles atteints entre le pouce et l'index, l’hyperesthésie cutanée est excessivement rare. En général, la sensibilité superficielle — sous ses trois modes — est plutôt émoussée du côté du membre affecté, le malade percevant moins bien les contacts, les variations de température, les pincements ou les piqüres. Cette paresthésie est le plus souvent, limitée aux membres inférieurs, mais elle peut s’étendre cependant à la région hypogastrique. Dans bien des observations aussi, la sensibilité cutanée est conservée aux membres inférieurs comme d’ailleurs sur tout Le corps.

Troubles trophiques. == Les troubles trophiques affectent la peau et ses annexes, les os, les articulations et les muscles,

Peau et annetes. — La peau subit de nombreuses modifications, elle présente souvent un aspect luisant, tantôt

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