LES
Il y a encore un léger écoulement uréthral, quelques filaments dans l’urine. |
L'appareil respiratoire est intact : le cœur présente une grosse lésion d’aortite avec ectasie propable, double lésion de l’orifice aortique, un rétrécissement mitral faible.
Le 10 décembre, les cornes plantaires commencent à se détacher un peu.
Le 15 décembre, les pieds du malade sont moulés. L’humidité du plâtre ayant ramolli l’épiderme,-une ou deux cornes ont été entrainées par le moule. |
Leur adhérence qui était intime au début est nulle aujourd'hui. Chaque corne ainsi détachée est creuse ; elle est exclusivement formée par une lame cornée mince par la base, beaucoup plus épaisse vers le sommet. Il s’agit d'une hyperkéralinisation coïncidant avec une hypertrophie papillaire et se développant surtout aux points où le pied a été soumis àdes frottements répétés, alors que le malade était bien portant et pouvait marcher.
La corne, au début, fait corps ct partie intégrante avec le tégument, puis, au fur et à mesure que les couches cornées se multiplient, il se fait une séparation entre les couches kératinisées et les couches sousjacentes. Cette séparation marche de la périphérie vers le centre où l’adhérence cesse en dernier lieu. C’est à ce moment que la corne tombe spontanément ou peut être enlevée facilement. La sensibilité est exquise au niveau de la saillie mamelonnée papillaire et de la zone cutanée qui l'entoure.
Le 25 septembre l’épiderme de la plante du pied s’est presque entièrement renouvelé et les productions cornées ne se sont pas reproduites.
Nous ne voulons pas revenir sur les considérations qui font suite à cette observation de M. Jacquet, elles sont pour la plupart contenues au cours de cette étude,