POL. III. V
. ^^ Il remplace avantageusement duquel, ''du quoi, à Vaide „T duquel, à cause duquel, par le mot dont :
Et vous devez aux dieux compte de tout le sang Dont vous l'avez vengé pour monter à son rang (4).
(CiNNA II. I. 77).
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Votre inclination vaut bien un droit d'aînesse Dont vous seriez traitée avec trop de rigueur.
"^ (RoD. m. IV. 72).
Il supprime unéfe préposition devant un pronom complément d*un adjectif, ce qui évite une périphrase :
La perfide ! ce jour lui sera le dernier. ^
(HÉR. IV. III. 15).
les expressions réduire en un rang (Nie. II. i. 21), s'emporter dans les extrénitée (Pomp. II. iv. 4), entreprendre quelqu'un à quelque chose. (Nie. I. v. 38.) - '
(1) Cf. Rod. I. vu. 14. II. ui. 125.
(2) Cf. Rod. I. vn. 14, 74. III. iv. 3. Il est ïrai que ce tour, comme aussi remploi analogue de Tadverbe, peuvent amener des équivoques (Rod. II. ni. 15^4 mais ils donnent au style de la doncisîon et de la vigueur. Corneille «nploie aussi Tadverbe en dans un sens explétif, comme dans ce vers du Cid :
4 Le roi, quand il en fait, le ifnesure au courage. »
Voltaire ilflgnore pas que le poète suit Tancion usage (Hér. IV. iV. 6); mais il n'hésite point à le condamner: (Nie. II. ni. 17. 11. m. 68.) (^ a. Hor. V.U.9.
(I) Cf. fier. IV. IV. laO.
Gomme ses,, contemporains, Corneille emploie l'adverbe oùrii la place d'une préposition suivie d'un relatif : *^r •
Ces sapes caquettes, On peuvent tous venants dél>iter leurs fleurettes.
(Mknt. l. I. 41).
Aux locutions adverbiales connue autant que, jusquà ce que, à partir du moment où, il substitue des expressions plus simples :
Et Pompée est venj.îé ce qu'il peut l'être ici.
(F'OMP. V. IV. 4).
Tant qurûa eet bspoii' vous m'ayez répondu.
. (Sert. I. ni. 72).
Ah ! depuis qa'ima femme U le don de se taire, Klle a des (pialités au-dessus du vulî^Mire. , (Ment. I. iv. 15) (i).
De est sauvent mis pour par, avec, à l'aide de, ou m^me pour une proposition entière :
Ce qu'il mi peut aetorce, il l'entreprend. de ruse.
(POL. l. I. 54).
S'il ne vous traite ici (/'entière eontidence. .
(Ihid., I. ni. 13).
Kt S(m illustre ardtnn' d'oser plus (pie les autres, D'iuw seule maison brave toutes les^iôtres.
( non. II. I. 5) (2).
l"î en est bien payé (Savoir sauvé sa vie.
(Sert. II. ii. 154).
U préi^ositUii (>,.!a plus courle de celle (lue nous ayons, est aussi In lilus frécpiemment employée par le poète. Elle peut rem|)lacer à la fois par, pour, envers, à Végard de, et
1) Cf. NMi- II. i. i<i.
y. HtV. M. 1.11.
mM>Mrë mi il est M Wm MffSt-THi'
Ton
^ôme toute une proposition où une conpnctioh serait suivie d'Un mode personnel : ^
Et s^laissant ravir à l'amour maternelle.
• « (Hon. I. I. 50) (I).
() vous, fV^ma. douleur objet terrible et tendre.
(POMP. V. i.é) \'l).
A punir lefe chrétiens son ordre est rigoureux.
' - (PoL. III. V- 31) (:î).
Mon pouvoir t'excuse à la patrie./
(lion. II. V P2).
.l'en ferais autant qu'elle à vous connaître moins.
.(Uqi). V.-iv. ;v1). "
A la forme si lourde du gérondif Corneille préfère d'autres
tournures beaucoup plus vives : /
A raconter ses maux souvent on les soula^'e.
/ - (PoL. I. III. 37).
Ei quand il n'a pu éviter le participe présent, il a souvent supprimé la préposition qui l'alourdit :* pour Voltaire, c'est une légère inadvertance dans CAnna (III. i. 24) ;*{ulleurs, c'est un solécisme. (Hér. I. i. 37. Pomp. I. i.i:>2. V. iv. X!)).
Certains verbes, qui d'ordinaire demandent? un complément direct ou indirect, sont employés au neutre, ce (|ui rend la phrase plus concise :
C'est peu pour lui de vaincre, il veut encore braver.
(lion. IV. II. m.
^'il traite avecdouceur, s'il fra/ic avec empire (i).
(PoMi'. III. I. i;{).
(1) Qf. Hor. 1. 1. 2i). II. VI. 52.
(2) Cf. Pomp. IV. m. 05. V. ii. 1. *
(3) Cf. Rod. IV. I. 50. V. IV. 131. \\(v. V. m. ± Nie. I. i. i5. l^ort. I. \\\
' (4) Voltaire a défendu contre l'Acadcmie un emploi semblaltU; tlii verlu' devoir. (Cid. Rem. sur les Sent, de VAcad. I. ix. .32 ) Mais il n'admet
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Vous ferez auccédet^ un espoir assez doux, Lorsque vous daignerez lui dire un mot pour vous.