II. I. 7. Cf. Britannicns. II. m
(4) n. Pol. 1. 1. ». Nie. I. II. 23. I. V. 35. — U. Ciniw. II. i. 81. Pol. 1. 1. 27. Rod. U. II. 75. — y. Rod. II, ii. 43. Pol. I. iv. K. ^En. Cinn. ni. 1. 7. Rod. l. VI. W.
(5) Rod. n. ni. 6349. Hér. IV. ▼. 67. , . *
(6) Çiim.a. II. 49.Rod.IV. ui.49. Hër.1.4. 52. Nic.IUii.TCf. Hor. II. i.5.
(7) Pomp. L i. 59. U ftiit Rome perdue. Le commentateur fait cette.
Le seul bruit de ce prince au palais arrêté, Dispersera soud^n chacun de son côté (1).
ïl ne semble pas bien comprendre la ilgure appelée hendiadys : *" -^ ■ •
Il en coûte la tô^e et la vie à Pompée (2).
La tôte n'est pas « de trop », comme le prétend Voltaire ; le poète a voulu ajouter à f idée de la mort de Pompée rimagj de l'assassinat.
Je serais bieti changée et d'àme et de courage (3). '
Dans ce vers, âme désigne l'esprit, les sentiments et courag€^\d^ volonté; c'est une façon poétique de^dire : t La fermeté de mes résolutions ferait place à la lâcheté. *
Le commentateur n'a pas voulu admettre la réduplication :
Parleront au lieu d'elles et ne se tairont pas (4); ■.
non plus que la tournure sil^ante qui rappelle également certains héllénismes, et qui donne de la variété à la phrase (&) :
remarque. On ne fui^ pas ce qu'on a perdu. Ici ptrduê signifie évidemment déchue, dégénérée.
(1) Hér. III. IV. 99. Ce tour est analogue kêpretae injwria format (y irgile, En. I). Cf. Rod. III. iv. 41.
(2) Pomp. II. iri. 15. A propos d'expressions analogues, Vaugelas comparait justement le poète k un peintre, « qui i un premier coup de pinceau en'i^oute un second qui fortifiele premier et rend la ressemblance parfaite. » Cité par Douhours, Dùul€$ sur la langue. S* éd. p. 348.
(i) Nie. m. I. 50. Lucrèce a dit de la même façon : omne imtnêntum peragravit ntênte animoque. Cf. Texpression homérique naxà fpëvft «ai xTLxà 5u|ji6v.
(4) Nie. 1. I. 105.
(5) Hor. rv. m. !21. Cf. Pomp. III. ii. 84. et Clément. StoU^M Uttrê, p. 907. Voltaire n'eut pas songé i critiquer ce toar dam une épiire du prince de Condé qu'il a citée lui-même. (Comm. hiMiorique. Mél. 1776), et où il est dit que son Œdipe :
< Fit croire des enlart' Racine revenu, '
Ou qoe GomeiUe avait la rtmne.eorrigéi. ^ A-
Fait t-e <
Il n'a
.S'il Qu
Comn enseign*
Enfin, les plus un sens
cités, ce peu diffi que d'uE voulu y ;
C'est écrivainf employé phrase Ménage, les pluri
(1) II. Il (S) Rod.
<3) Hor.
A sa gh flétrie, il fa plus beau, d'obscurité
(4) Volta
Nie. I. I.
(5) V. Gi
Faites- voiw voir sa sœur et qu'en un même hanc, . ' ^ ciel vous a formés tous deux du môme sang (i).;
Il n*a pas côàipris ces ver^ de Rodogune où apparaît le XMMr/x6ç des Grecs et des^ latins : •
.S'il était quelque voie infâme ou légitime^ ■ Que m'enseignât la gloire ou (|ue m'ouyrtt le crime (2).
Comment, s'écrie-t-il, une voie infûme peut-elle être enseignée par le crime ?
Enfln, il admet rarement les inversions (3), figures dont les plus naturelles mêmes lui paraissent c gûtcr et obscurcir un sens clair (♦) ».
Il y' a sans doute, dans les exemplcf^ que nous avons cités, certaines hardiesses qui parfois rendent le sens un peu difficile à saisir, mais qui certainement portent la marque d*un génie original. Le commentateur impitoyable n'a voulu y voir que des fautes contre la langue.
C'est peut-être encore par imitation de l'antiquité que les écrivains dii commencement du xvii* siècle aimaient à employer le pltiriel pour le sin^lier, ce qui donne à la phrase un tour poétiquei^K II est à remarquer, disait Ménage, que « comme la poésie est hyperbolique, elle aime les pluriers, et que les pluriers ne contribuent pas peu à la
(1)11. ii.45. Cf.Rod. lU. V. 61.
(S) Rod. n. II. 45.
(3) Hor. ra. VI. 36 : .
C Chaque goUtt« épargnée a a^ gloire flétrie. »
A «o gloire flétrie, h iérérité de la graminaire ne permet point ce flétrie, il faut dans la rigueur, à flétri sa gloire, mais a sa gloire flétrie est plus beau, plus poétique, pfùs éloigné du langage' ordinaire, sans causer d'obscurité. !j
(4) Voltaire emploie ces expressions k propos de ce vers :
« La haine que pour vous elle a si naturelle. »
Nk. 1. 1. 15. Cf. I|ér. V. v. 0. Pon^k IV. 1. 104. Sert. I. ii. 40.
(5) V. Go^iettoj, Learique de ComeUlê, au mot fvontes.
solidité de Toraison (^) * . Corneille était sai)s (jloute de cet avis, et il c^tribua largement pour sa part à développer cet usage, surtout dans l'emploi des noms abstraits. Voltaire ne le critique pas toujours (2); et il adfnet qu'on dise les kcirmonies, les flammes (pour l'amoUr); il défond les, alarmes contre l'Académie, et reconnaît quelles rages et les désespoirs font un très, bel effet dans Horace et dans Polyeucte (3). Mais il prétend que hontes n'a point de pluriel, du moins dans le style noble*{*). Il blûme les erreurs, les forces, les chaleurs f les colères, les repentirSy lespaêsionê, les fortunes, les lois, les nouveautés, les éternités. Plusieurs de ces pluriels peuvent aujourd'hui nous paraître un peu forcés, mais il est difficile de ne. point trouver exagérée la rigueur de la criik|ue^^
Voltaire n'a pas jugé avec p.lus d'indulgence ce qu'il y a de plus original dans la languo^e Corneille. Il ne permet pas au poète de détourner un mot de son sens ordinaire ; il trouve que divorces ne peut signifier les guerres civiles (^), qu'on ne siiurait jamais appeler redoublement la mort d'un mari et d'une femme (0), ni substituer désir 4 ambition, ha-' sarder à exposer, légalité à justice ^ impénétrable À inflexible, inconstant à irrésolu',^ incprruptible à inexorable G), Il — . . : — l . — . X — r-
(1) Observations aiir la langue française. I. 146.
(2) Par exemple, il ne désapprouve pas les pluriels contentements, (Cid^ I. II) félicité», douleurs. Pbmp. V. v. 13 ; beautés. Andr. I. i. ISS.
(3) Ment. 1. v. 41. III. ii. 5. Cid, Retn, sur les SenHmenU de V Académie. IH. VI. 53. Fol. I.jii. 114. Hor. III. li. ia.
(4) Pomp. V. II. 42. Poirip. I. i. 137. Cinn. V. ni. 18. Pol.- 1. nr. 97. Nie. II. III. 17 et 105. Pomp. I. i. 85 et Andr. I. i. 119« Cinn. V. I. 127. Pbmp. IV. III. 45. Hor. II. m. 14. Sert. I. i. 53. Bér. U. VI.7B. m. I. 129. '
(5) Pomp. IV. III. t. Cependant il trouve ailleun que ee mot, quand il « dénote les querelles de deux peuplée unis est juste, nouveau et excellent ». Hor. I. IV. C6.
(6) Pol. V. III. 46. Voltaire igoute : Il est triste que redoublement ne puisse se dire en cette occasion, le sens est beau.
(7) Rod. U. là. 89. Nie. 1. v. 11. M. V. nr. 7. Punp. I. iv. 6. H4r. H. ▼.7. . , ■ '^, . ,
ne tolère pas qu'on donne un complément «indirect à un adjectif qui n'en comporte pas d'habitude , comme dans les expressions tendre à ma douleur, immobile à leurs ^ < coups, ennemi à vos vgeux, égale [impartiale} ai tous les deux, un ccùwt léger pour une honte (i), et d'autres cous-' tructions analogues dont Racine n'a pas dédaigné de faire usage {%. Il désapprouve également les tours concis (jui s'éloignent des habitudes du langage ordinçiire, mais qui donneîlt à )a langue de Corneille une énergie toute particulière :
' Pour mort tupplice (pour me punir). (Cid. III. i. Jii).
Je suivrai ta mort. (Cinn. I. iv. 73).
Aprè$ lé diadème, (quand vous serez roi).