I. vin
r\ (0)1, des COI en poét défend see lau
partialité du juge ; mais il faut y voir plutôt l'effet d'une sensibilité irritable que la manifestation d'un parti pris de dénigrement. D'abord Voltaire, comme on l'a 'dit, ne jugé bien que s'il est seul à jugerl^). Un penchant naturel pour la contradiction le porte à attaquer ce qu'on loue trop souvent, comme î^ protéger ce qui est trop attaciué. On le voit bien à la manière dont il défend le Cid contre Scudéri.et l'Académie. Alors il trouve le moyen de justifier tout ce qu'il blâme ailleurs; l'emploi des mots dans un sens ancien, et du pluriel poétique (2), les tours concis{3), leffe ellipses et notamment celles des propositions et des conjonctions f qu'on doit nécessairement admettre, sans quoi il ne fondrait plus foire de vers (4)», et les tours^ imités au latin {^). Il semble s'être départi toutji foit dé sa sévérité c'i l'égard des métaphores, même de celles qui' donnent au style quelque peu d'enflure (0) ; il explique les obscurités, les contradictions apparentes, les raisonnements mal rangés, et va jusqu'à défendre un tour que le poète lui-môme a corrigé 0). l\ est vrai aussi que Voltairexcomménçait alors son travail. Pour les Horaces, Cinnaet Polyeucte, sa critiqlig est d'un ton retativement modéré ; il tolère ou môme justilie
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(i) M. Nisard. Uiêt, de la Hit, française.
(3) Remarques, au sujet des Sen^ments de l'Académie sur le Cid, jouméee. II. v. 90. De pour par, I. vi. 33; a pour de, II. ni. 45 ; alarmes: lU. VI. 53.