‹ Étude sur Voltaire, grammarien et la grammaire au XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 22 sur 34 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

l'orthographe.

Sommaire. — L'orthographe au xviii» siècle. — Ixs réformateurs ; l'abbé de Saint-Pierre, l'abbé Girard, Dumarsais, Duclos, lieauzée, d'Alembert. — Principes orthographiques de Voltaire, il substitue oi à ai dans un certain nombre de mots. — Autres réformes secondaires , l'orthographe des noms propres étrangers.

L*orthographe française commençait à se fixer à la fin du xvr siècle, au milieu de circonstances assurément peu favorables. Outre la difficulté naturelle qui s'attache partout et toujours à la reproduction des. sons par l'écriture, elle dut lutter contre les irrégularités d'une! langue encore « ondoyante et diverse»; et, pour ^i^m^le de malheur, elle venait d'être faussée dans son principe par des savants qui avaient voulu écrire le français en grec et en latin. Aussi était -elle remplie d'anomalies choquantes, contre lesquelles on ne tarda pas à pirotQster. Les efforts des grammairiens novateurs n'eurent pas un bien grand succès ; les Préciemes réussirent sur quelques points à obtenir € qu'on écrivit comme on parloit, afln que les femmes peussent écrire aussi asseurément et correctement que les hommes »(*). Mais il restait encore beaucoup ji faire. Les réfbrmateuirs du XVII» siècle, sans arriver tout à fait ai leqr but, réussirent pouitant à partager les gens de lettres en deux moitiés : les uns suivaient la tradition et avaient pour eux l'Académie ; les autres, qui poussaient à la simplifica-

(1) Uvet, Précieux et PrécieUêeê. 4« édit. Préf., p. xxvi.

tion, devenaient de jour en jour plus nombreux d). Ces divisions ne laissaient pas de jeter le trouble dans l'esprit de ceux qui écrivaient. Grimarest déclare qu'il est fort difficile de donner dès règles certaines pour l'orthographe, parce qu'elle dépend de l'usage, qui change presque chaque année (2). Outre les deux grands partis qui se sont formés à la suite du schisme grammatical, on voit s'élever une secte nouvelle, plus audacieuse, qui comprend « quelquesauteurs de nom et môme de l'Académie françoise » (3),

Buffier résume les arguments qu'on faisait valoir pour et contre la réforme. Les particuliers, disaient les partisans de la tradition, ne doivent avoir aucune juridiction sur le langage écrit, pas plus que sur le langage parlé. Il est fort utile de savoir quelle est l'étymologie des mots ; il faut donc conserver les lettrés qui permettent de la reconnaître. Il y a bien quelques anomalies dans notre manière d'écrire ; mais toutes les langues ont à cet égard de pareilles bizarreries ; et d'ailleurs, la nouvelle orthographe ne les ferait pas disparaître. Elle aurait de plus l'inconvénient de mettre un grand nombre de livres hors d'usage; enfin on ne distinguerait plus les liens qui réunissent les dérivés aux mots simples; et l'on confondrait les homonynles. A ces raisons, les réformateurs répondaient qu'entre deux partis il taut toujours choisir le plus aisé et le plus confimode. L'orthographe ancienne est très souvent en désaccord avec l'é^ymo- . logie ; si la nouve!ile présente^ encore quelque embarras, pn aura du moins diminué singulièrement la difficulté. La méthode Suivie dans quelques livres nouveaux em^ pôche-t-ejle de lire les anciens ? Quant à la dérivation, elle est loin d'être marquée d'uné'façdn régulière : et qn ne se

<i) Traité de la Gramminire françoisêf de Régnier-Desmarais (1706) ; Traitéde l'orthographe, p. Ity.

(2) Préface de la Nouvelle r/ramm^tr^ réduite en tiibleê, 1721.

(3) BuCÙer f ^Grammaire françoiee »uf un nouveau plan (édit. de 1732), n" llM-192.'

flatte p vénieni homon voque blemen pure ir termine côté ni raient l plus co . La V plus mi d'Olivel tienne l'ignora vains 0 les cha e^ ame décide dans pi noncen dans c l'usage grave o

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flatte pas, d'ailleurs, de pouvoir supprimer tous les inconvénients. Il y aurait sans doute utilité à distinguer les homonymes ; mais après tout, l'orthographe doit être équivoque quand la prononciation Test aussi. Peut-on raisonnablement s'écarter de ce principe, que l'écriture est une pure image de la parole? Et Buffier, trouvant que pour terminer, le différend, il n'y a aucune règle décisive d'un côté ni d'un autre, déclare qu'entre deux partis qui auraient à peu près également raison, il s'attachera à suivre le plus commode 0).

, La réfirme est donc en bonne voie, et les esprits les plus modérés sont entraînés dans le mouvement. L'abbé d'Olivet désire «une orthographe sagement réglée, et qui tienne un Jiiste milieu entre les riflicules excès où se porte l'ignorance des imprimeurs et la témérité de quelques écrivains (2) ». L'Académie elle-même reconnaît, en 1740, que les changements survenus dans la prononciation, doivent ep amener d'autres dans la manière d'écrire, et elle se décide à adopter plusieurs changements: elle supprime dans plusieurs mots les lettres doubles qui ne se prononcent pas, ôte le 6, le d, Vh et Vs inutiles, remplace Vs dans certains mots par un accent circonflexe, et établit l'usage de distinguer l'e ouvert de Ve fermé, par un accent grave ou aigu.

Mais les novateurs, sûrs de trouver toujours des partisan^, se permirent d'aller beaucOnp plus loin.. L'esprit philosophique devait naturellement partir en guerre contre les bizarreries de la tradition, et les plus célèbres grammairieAd furent en même temps les principaux réformateurs.

Le jpremier en date n'est pourtant pas un grammairien. C'est en 1730 que l'abbé de Saint-Pierre publie son « Projet pour perfectioner Vortografe deB langues d'Europe ».

/ (1) IWd., n- 195-210. (^ PfûMHUe ffHÇ»i^ (édit. fi0 1767), p. 36;

Dans ce livre, il pose en principe qu'on ne doit « laisser aucun doute, ni pour le lecteur sur la manière de prononcer avec exactitude ce qui est écrit, ni pour l'écrivain sur la manière d'écrire avec exactitude ce qui est prononcé » (1) ; et pour y arriver, il propose de réunir, par un trait do Ifaison, deux lettres qui n'en font qu^une, d'empjoyer lès accents à désigner Certaines nuances dans la prononciation, de souligner les voyelles longues et de sui'ligner les lettres qui jj€^ font point entendre, d'employer de nouvelles voyelles et de nouvelles consonnes. Il établit des règles perpétuelles et des règles passagères ; car il ne se dissimule pas que pour arriver à une régularité complète il faudra un siècle de transition (2). Son système est passablement compliqué et le réformateur est parfois en contradiction avec lui-m0me. L'intention était excellente, et le projet très philanthropique, comme ceux qu'aimait 'à former l'auteur ; il eut le môme sort que les autres. On n'eut pas de peine à le tourner eh ridicule, et Desfontaiftes démontra qu' « une pareille nouveauté était contraire au bien de la nation » (3h L'abbé Girard est partisan de k nouvelle orthographe : il voit avec plaisir qu' ^ on est enfin revenu 4© ces égards» excessifs qu'on avait autrefois pour le latin ». • Le goût de la commode simplicité, dit-il, a surmonté, ici comme ailleurs, la servitude du cérémonial W». Il supprime les lettres doubles, ôte le t au pluriel des mots en tint et ent, « à moins qu'ils ne soient monosyllabes, car il ne serait pas décent de les

(2) P. 235. Voici pn spécimen de Torthographe de transition : « Le Ministre doit avoir soin de le conduire (l'art de l'orthographe) lantctnent et

par degré/, presque insensibles vers une pUis grandp perfection Il

seroit à propos que dansf l'AT^df^tnie destinée à perfectioncr la langue du péïs on choizit... six ou sept académiciens pour /'ormer à l'égard déz imprimeurs quelques statuts détaillez sur cète matière, et pour veiller à les faire observer », p. 2iO. ' ^.^

(3) Obê, §ur Uê écrite moderne». XIH. 107. ^

(4) Vrai» principe» de la langue françoi»e, t. Il, p. 403.

dépO);iii disting dessou pressio l'œil »

bes ; i bonne naturel

Dum blissen il fait.

TropcSj point.

Duch pétuel < « l'ortl déraiso « supei autant dite en est un il veut, Port-R( de jour se pron un sim] quelque il s'en f autorise

ii) Ihit (3) Ret de 1760).

(4)iMc

dépoyillei* du peu qu'ils ont » , écrit je peus et non je peux, distingué Vh aspiré et le t ramolli par un point placé au dessous : et comme « les caractères surchargés ôtent à l'impression un certain ajr dégagé qui la rend plus gracieuse à Tœil », il, retranche l'accent circonflexe à l'injj^itif des verbes ; il appelle j'attention du public sur l'utilité d'une bonne ponctuation (1). Ses opinions sont en somme assez naturelles et relativement modérées.

Dumarsais souhaite une réforme orthographi([uo et l'établissement d'un nouvel alphabet K%. Pour donner l'exemple, il lait . supprimer, dans l'impression de son Traité des Tropes, les consonnes redoublées qui ne se prononcent point. ..

Duclos est bien autrement audacieux. Le secrétaire perpétuel de l'Académie française ne cramt pas d'afiirmer que « l'orthographe dqs femmes est à plusieurs égards mo^ns déraisonnal;[jk3 que celle des savants » (^): Persuy^dé que la « superstition de l'étymologie fait dans son petit domaine autant d'inconséquences que. la superstition proprement dite en fait en matière plusLgrave »y'et que * notre ortografe est un assemblage de bisàreries et de contradictions {^) », il veut, en imprimant ses Remarques sur la Grammaire do Port-Roya!, « anticiper la réforme vers laquelle l'usage tend de jour en jour ». Il supprime les lettres rQdoubléiàiifqui ne se prononcent point, remplace ph et th par f et t, écrit par un simple u le participe passé du verbe avoir ^ et. fait sur quelques autres points de légers changements. D'ailleurs, il s'en faut bien qu*il se soit permis « tout ce que la rafs6n autoriseroit »^'mai8 il faut aller par degrés ; il ne Yeut(|u'in-

(1) /Wd. îr7».4aM0B-W)-435. v.

(2) V. Encycl., art. Alphabet

(3) Reni. sur la Grammaire générale et raisonnéis' I v., |». 17 («klit. d« 1789).

(4) JW4. IV., p. 36,

— iio —

. diquer Ja r^fôrme, qu'on devrait commencer par la suppression des èonsonnes inutiles 0). '

Beauzée s'était d'abord déclaré coijtre les novateurs, grûce auxquels, disait-il, on courait le risque de se rendre ridicule et inintelligible ; plus tard il se rétracta, et soutint qu'un^ « néograpliisnie raisonné dans ses principes, circonspect dans ^es cbangements^ utile dans ses effets, doit être encmifagé et ai)plaudi par tous ceux qui aiment lerhien ». IF cberclie par conséquent à perfectionner (2) l'alphaliet, et propose de* bien noter les différences des sons par divers moyens, et notamment par l'emploi de nombreux accents. Selon d'Alembert, la complication de notre orthographe

^ tient à la nature môme de notre langue qui est com^sée ^é plusieurs « idiomes mêlés ». Au sortir de la barbarie, on a voulu la rendre régulière et douce; on l'a défigurée en imitant le latin dans l'écriture et en adoucissant en môme temps la prononciation. Il serait sans doute utile de faire quelques réformes ; on pourrait par exemple remplacer j9/i par/, distinguer les homonymes i)ar l'emploi de certains accents ; mais la complication est devenue telle qu'il n'est plus temps d'y remédier {3).

Sil réunii comm singul l'anari pour gramri n'exis deux t tin, l'a novate voix a pour 0 tique Frdnçî illustr< d'autre dans 1 croire tjuffra] i3t)1u| goût et

(1) Jbid. l\. 55-58. Voici deux phrases qui permettront do juger, et Torthographc employée par Duclos, et de celle (ju'il considérait comme parfaite : ' ^

« Quoique cète Grammaire soit remplie d'excêfentes réflexions, on y trouve plusieurs choses qui font voir que la nature de» sons de nt langue n'étoil pas alors parfaitement coiiùe, et c'est encotfe aujourd'hui une matière assés neuve. (Cljal>. III, p. 20.) »

« Le rènc de Carie Kint^ sélèbré par tant de bataXjsSi, afoiblit l'Espaâe - yèri«>re, et passa kornme un sonje. (V. ch II.) » ,

. (2) Knc. méth., nvi. Ncographiame. DeauAki a transcrit cette phrase, "^ imjjrimée d'après sa nouvelle orthographe : •

, w Ces gônts veulent aussi à(re philosophes. Hbrae, aye d'abord appris ce que c'est que la chose que tu veus être :>aye étudié tés forces et le (krdéauj^ayc vu si tu peus l'avoir ()orté : aye considéré fés braa et tes cuisses,*aye éprouvé tés reins. s| tu veus être qùinqùèrcion au lutear. » 7C3) MéUittéraireê, ari. Dictionnaire (<£uvres, t. III, p. 906.)

(1) Ja< françoii sur Vor françaU Principt P. AHeti 9ur J'oTi cipea di çôiëe, 17 Poitiers^

^^ (3) Pn

D. Tailla (5) Coi («)V.

Si les philosophes réformateurs eussent pu s'entendre et réunir leurs efforts, ifs n'auraient pas ajj^eint sans peine4e but commun qu'ils poursuivaient. Leurs divisions affaiblirent singulièrement leur influence et livrèrent l'orthographe à l'anarchie, Rendant que les savan^les plus connus luttent pour faire triompher leurs systèmes particuliers, quelt|ues grammairiens sérieux s'évertuent à chercher des règles qui n'existent pas ; ils se voient parfois obligiôs d'écrire h la foi* deux trait^p, l'un à l'usage des personnes cjui savent le latin, l'autre pour /îelles qui n'ont pas fait leurs études (i).-.Les novateurs en sous-ordre profitent de la situation pour prendre voix au chapitre (2) ; l'un fait appel à l'influence d(?s, dames pour opérer une heureuse révolution i3i ; un partisan du celtique trouve l'occasion bonne pour déclarer qu'un « bon Français doit, en écrivant, se soustraire h la tutelle de ces illustres défunts qu'on appelle le grec et le latin (^) ; i» d'autres accomplissent sans ri6n dire leur petite réforme dans leurs propres ouvrages ; car tout écrivain peut t se croire le droit de faire les changements nécessaires â^ rôr-;; tjijffraphe sans qu'on soit fondé à le traiter de novateur (5). >4 I^lupart des auteurs de Dictionnaires ne suivent (luo leur goût et leur routine (6) ; les gens de lettres se mettent à

(1) Jacquier, Méthode pour apprendre la langue et Vorthoc^raphu françoiee, 1740.-- Harduin, Remarques diverses sur la pronondatiotï et sur Vorthographe , 1757. — Boulliette, Traité des sons de la langue française et des caractères qui les représentent, 1700. *-' Doiuhet, Principes généraux et raisonnes de l'orthographe française, 1702. — P. AMeti, Maiiazin des adolescens, iliio! — J -B. Kocho, Entreliens sur rorthogra)phe /rawpoiw. Nantes, 1777. — Vinid, /.<?« vrais ^principes de Iar4e4fture, de Vorthographe et de la prononciation françoise, 1778. — te Roy, Traité d'orth.^franç. en forme de dictionnaire. PoiUers/ 173i>.178&, etc.*- y. Ann. litt. 1755 V. 3i. 1772. VI. Mi.

(2) y, An». K«.1767.Vnr.3. " , ^' (3) Prunuï, Grammaire des Dames,

(4) Dict, de h langue bretonne, par D. Lepelletior, mis au jour plu D. Taillandier. Mf. *

(5) Court dcf Gèbelin, Monde pHmitif, t. Ilf, Disc, prél., p xv.

(6) V. Féraud, Dict. grammatical de la langue française, 17(H. Piéf.

{W) iMt'd. I. I. /. rrcr. tio Mirona. roi. i. i. j. (11) l>ol. 14. VI 77. iV. III. :*). lier. 11. ii. 41. Nie. I. i. 19. III. II. lil. Sert. m. II. 128-ief» •

yuBë 0y» pro9> d'Inès. Dict.

plifieaiion. 1

Taise, et le public, qui désespère de pouvoir trouver son chemin au milieu de ce labyrinthe, se met à négliger l'orthographe. I^s personnes même qui occupent un rang distingué dans le monda et parfois aussi les « hommes les plus savants », si l'on en croit RoUin, se contentent de savoir parler leur langue, et semblent Jaisser aux étrangers le soin d'écrire correctenient le fran^is (t).

Voltaire sentit bïea sans doute qu'au milieu de ces divisions son autorité pouvait être d'un grand poids : d'ailleurs ne devait-il pas intervenir dans un débat où les philosophes s'étaient engagés ? Eh théorie, il se range du côté des réformateurs. « Les plus belles langues sans contredit sont celles oîi les mêmes syllabesr portent toujours une prononciation uniforme : telle est la langue italienne. Nos voisins ont eu plus de goût et de hardiesse que nous-mêmes ; ils ont supprimé toutes les lettres] qu'ils ne prononcent pas....' Pour l'ortho^^raphe purement française, l'habitude seule peut en supporter l'incongruité.... L'écriture est la peinture de la voix : plus elle est ressemblante, meilleure elle est (2'. » Ailleurs pourtant Voltaire apporte des restrictions à son principe et se défend d'être « un de ces téméraires qui veulent transformer l'orthographe». <• Il m'a toujours semblé, (iit-il, qu'on doit écrire, comme on parle, pourvu qu'on ne choque pas trop l'usage, pourvu qu'on conserve les lettres qui font sentir l'étymologie et la vraie signification du ,mot('^). » I

On doit tenir sans doute un grand compte de l'usage, par cela même qu'il existe ; les révolutions des mots, quelque légitime qu'en soit la cause, se font aussi difficilement que celles des choses. Il est même étrange qu'en orthographe les

(1) V. honchci. Principes généraux et raisonnes de l'oi-th» franc., 1702. Préf. — Ann. ii«., 4752. II. 27. 1778. IV. 131.

(2) Dict.phil., art. Orthographe. XXXI. 333, art. A. XXyi.^4. — Cpmm. sur Corneille, Andromède, prolog., v. 79.

(3) Lettre à l'abbé'd'OH^et, 5 janvier 1767. LXIII. 575.

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(1) Enc. méi

(2) D'Açarq, .

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