‹ Etude Vectographique De L'Infarctus Du MyocardeChapitre 9 sur 21 · ND · texte numérisé non relu

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Le vectogramme spatial obtenu dans ces conditions se présente sous la forme de trois boucles fermées, elliptiques : les boucles P (oreillettes), QRS et T (ventricules). Le rapport de grandeur entre ces trois boucles est le même qu’en électrocardiographie habituelle.

Sur le vectogramme frontal :

la boucle rapide QRS, OS de l’onde rapide QRS, se (HUBE* en haut et à droite (droite du sujet) ;

Y. F. Electrocardiovectogramme frontal / FIGURE 4

la boucle lente T, homologue de l’onde lente T, est encadrée par la grande boucle QRS.

Sur le vectogramme horizontal :

la boucle QRS se dirige en avant et à droite (droite

. Electrocardiovectogramme horizontal

FIGURE 5 À Vi, du sujet), mais son segment initial se AAPAERERS d’abord en arrière;

la boucle T s'inscrit presque totalement dans la partie initiale postérieure du vectogramme; elle se dirige en arrière et à droite. RUE . On pourrait penser que les électrodes précordiales ainsi rapprochées dans le plan horizontal pourraient par un effet de verre grossissant déformer les tracés électriques [43]; le développement -des. boucles sur ce plan est en effet accru, mais en pratique cel n’est nullement gênant. 2

L’axe central spatial a une direction telle qu’il se dirige de bas en haut, de gauche à droite et d’arrière en avant (gauche et droite du sujet). Les boucles spatiales débutent au point O, se dirigent en arrière vers l'épaule droite du sujet, puis s’infléchissent en avant pour rejoindre le point O, la branche antérieure étant plus mobile que la branche initiale qui, elle, forme char- | nière. Nous voyons de cette sorte que sur le plan spatial, la grande boucle QRS partage le tronc du sujet en deux parties : l’une antérieure et droite, l’autre postérieure et gauche.

Le sens de rotation est horaire dañs le plan frontal, évidemment antihoraire dans le plan horizontal puisque dans ce dernier la projection de la boucle est vue de haut en bas, alors que dans le premier plan, elle était vue de face.

La boucle T spatiale se dirige de bas en haut, de gauche à droite (gauche et droite du sujet) et d'avant en arrière; elle est normalement encadrée par la boucle QRS, compte tenu des déviations du cœur. Le sens de rotation est le même pour les boucles QRS et T.

Un vectogramme offre donc à l’analyse : d’une part, la notion de champ vectoriel tel qu’il a été défini par E. DoNZELOT et J.-B. MILOVANOVICH [51-52], d'autre part la signification du sens de rotation des vecteurs. Le sens de rotation possède en effet une signification physique et physiologique précise : il se détermine sui-

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vant la précession d’une dérivation sur l’autre. Cette notion permet ainsi des recherches fécondes; pour E. DONZELOT, J.-B. MILOVANOVICH et H. KAUFMANN, le sens de rotation de la boucle vectorielle est lié à la précession de l’une ou de l’autre de ses deux ChMPOARe tes verticale et horizontale.

Ainsi sur le plan frontal : lorsque T: précède T: et T, le sens de rotation est horaire; lorsque T: précède T: et Ti, le sens de rotation est antihoraire. ,

— Sur le plan horizontal : il suffit d'examiner les ondes T dans les deux dérivations précordiales V: et Vset voir dans Ruelle de ces deux dérivations l'onde T précède.

Ainsi, en cas de précession de T en V: : la rotation sera antihoraire et c’est ce que nous voyons apparaître normalement; en cas de précession de T en V:, la : rotation sera horaire [52].

Nous pouvons maintenant concevoir les rapports étroits qui relient ces deux méthodes d’enregistrement des effets électriques du cœur : électrocardiographie classique et vectographie spatiale.

En effet, le vectogramme dans son ensemble n’est que la confrontation de l’ensemble des électrocardiogrammes. Chaque vecteur instantané, répondant à un moment du vectogramme n’est en réalité que le vecteur réalisé par la confrontation des vecteurs constitués par le même moment des FOR RE Ans des diverses dérivations.

En fait, pratiquement, nous croyons devoir toujours raisonner d’une facon vectorielle : les électrocardiogrammes ne doivent pas nous apparaître comme la succession dé graphiques alignés les uns à la suite des autres, nous devons au contraire toujours nous les représenter comme les projections du vectogramme spatial sur l’axe de chaque dérivation; ce qui nous permet

de garder un contact incessant entre le tracé vectographique et toutes les notions qui ont été amassées par l’électrocardiographie classique.

Les deux courbes vectographiques, frontale et horizontale, nous donnant une représentation complète de l’activité électrique du cœur, une dérivation électrocardiographique doit être considérée en somme, comme seule une perspective sur le vectogramme, et le vectogramme ne constituer alors aux yeux du lecteur qu’une vue panoramique des effets électriques du cœur.

Fieure 6

Passage des électrocardiogrammes (D,, D,, D,) au vectogramme frontal à boucles électronégatives

Pour interpréter les électrocardiogrammes, il est donc indispensable de se les représenter dans la situation qu'ils occupent en réalité selon l’axe qui unit les électrodes, c’est-à-dire

— dérivation D: : entre le bras droit négatif et le

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