‹ Étude Zootechnique de Quelques Échantillons de Laine Provenant d'Afrique Occidentale FrançaiseChapitre 4 sur 17 · TECHNIQUE DE L'EXAMEN DES LAINES · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE L'EXAMEN DES LAINES

Pour rechercher systématiquement les qualités et les défauts caractérisant les échantillons en notre possession, nous avons employé la méthode du Professeur Dechambre : parfaitement bien étudiée par notre confrère et ami, le Dr. Viardot ; nous ne ferons ici que rappeler ses grandes lignes.

Elle comporte un examen macroscopique, microscopique et tillométrique.

a) Examen macroscopique. — II consiste à apprécier, sur la mèche entière, la propreté, qui s’exprithe par une note donnée de o à 20, puis l'aspect du suint.

On prend ensuite la longueur relative, également sur la mèche entière et non étirée ; enfin on mesure la longuer absolue sur dix brins étirés jusqu’à disparition des ondulations.

Pour obvier à la cause d'erreur provenant de la tonte faite plus ou moins près de la peau, on la traduit par le chiffre représentant la longueur absolue moyenne des dix brins.

Nous pouvons alors établir le rappért d’allon-

gement R, rapport entre la longueur absolue moyen-

100 L ne À et la longueur relative L':R = ————.

La multüplication par 100 et le renversement des lermes permel de souligner, d'une manière plus lan-

gible qu'avec l'ancien rapport , les différences

existant entre deux échantillons voisins. En effet,

A d'après Viardot, n'a varié, dans ses recherches, LL % 200 , ‘) *r qu'entre »,90:et:1:00, alors que ———— à varie | À

entre 50 et 75, d'où appréciation beaucoup plus précise.

Enfin, on note le nombre d'ondulations qu'on rapporte à dix centimètres. Il y a toujours relation entre le nombre d'ondulations et la finesse.

Ces deux éléments : rapport d’une part, et ondulations de l’autre, nous permettent déjà d'avoir une idée de l'échantillon, qui, pour être bon, doit avoir un rapport d’'allongement petit, et présenter de nombreuses ondulations.

b) Examen microscopique. — Il se fait sur les brins isolés et dégraissés par passage à l’eau à 60°, cinq minutes, puis dans des bains successifs, d'une durée de trois minutes environ, d'alcool méthylique, d'alcool éthylique, de benzine et d’éther. Après chaque opération, on sèche entre deux linges.

Tous ces bains sont nécessaires pour dissoudre

complètement les différentes matières grasses qui constituent le suint.

Chaque brin est alors fixé sur une laine, assez tendu pour faire disparaître les ondulations, mais pas trop pour ne pas l’étirer. Cette fixation est un temps assez délicat, et le procédé qui nous a servi et nous a semblé le plus commode, consiste à immobiliser chaque extrémité par une goutte de paraffine.

Il nous reste à prendre, après ces préparations, les diamètres : il les faut nombreux, et, suivant la longueur des brins, nous en avons noté de 4o à 80. C'est évidemment long et fastidieux, mais absolument nécessaire si l’on veut se rendre un compte exact de la régularité et des défauts de la laine soumise à l'examen, et noter la présence ou l’absence du canal médullaire ainsi que sa forme.

L'examen microscopique permet de dresser un tableau dans lequel nous relevons, pour chacun des dix brins du même échantillon, le diamètre minimum, le maximum, *e plus fréquent, et enfin le diamètre moyen, celui-ci étant pris sur les mensurations totales, et non d’après les trois mesures précédentes seulement. On calcule enfin le diamètre moyen de l'échantillon.

Un simple coup d'œil jeté sur ce tableau permet de se rendre compte de l’homogénéité d’une toison.

En passant, signalons qu’au cours de l'examen microscopique, le poil se déplace longitudinalement de quelques u, ce qui ne laisse pas d’être très gênant lorsqu'on a affaire à des brins de gros diamètre, qui disparaissent brusquement du champ. Viardot

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