‹ Étude Zootechnique de Quelques Échantillons de Laine Provenant d'Afrique Occidentale FrançaiseChapitre 5 sur 17 · AS AU · texte numérisé non relu

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attribue ce déplacement à la simple chaleur de la respiration et nos nombreuses observations, au cours des examens, nous font également pencher pour cette hypothèse.

c) Examen tiilométrique. — Cet examen tillométrique est très intéressant, car tout produit, quelqu'il soit, n’a de valeur qu’autant qu'il peut être ulilisé par l’industrie, et la résistance, l’élasticité de la laine ont, à ce point de vue, une grosse importance.

Viardot s’est servi d’un tillomètre extrêmement précis, celui du Professeur Dechambre, qui, devant la longueur des opérations, a voulu essayer un tillomètre utilisé dans l’industrie permettant de travailler rapidement. À cet effet, nous avons reçu, au laboratoire de zootechnie d’Alfort, un dynamomètre construit par la maison Stutz, de Lille.

Îl est constitué par un fléau À mobile autour d'un couteau O. Le fléau est articulé avec une branche B terminée par une pince E. Le tout s’équilibre au moyer d'un contre-poids K.

L'autre partie est composée d’une pince de tirage F entraînée par un contre-poids le long d’une vis hélicoïdale. Une manette, placée sur la gauche de la boîte de mécanisme, permet de régler la vitesse de chute.

Le brin à éprouver est pris entre les deux pinces E F : pour le tendre, on le monte, au moyen de deux traces de colle recouvertes de rognures, sur une feuille de papier noir qu'il suffit de couper derrière le brin lorsque l’éprouvette est fixée. Une aiguille, vissée sur la pince de tirage, et correspondant à la di-

vision G, permet de régler la longueur du brin à étudier.

Lorsqu'on met le mécanisme en mouvement au moyen d’un bouton-poussoir situé sur la droite de l'appareil, que va-t-il se passer ? La pince F entraîne, par l'intermédiaire du brin, le fléau À qui va basculer autour de son axe O. Dans ce mouvement de bascule, il entraîne une aiguille C qui se déplace le long d’un cadran L.

Lorsque le brin casse après s’être étiré, la pince de tirage s’immobilise grâce à un système de freinage automatique : nous pouvons alors lire l'allongement du brin au moyen d'une aiguille qui se déplace le long de l'échelle H divisée en millimètres.

D'autre part, l'aiguille C s’immobilise grâce à un taquet qui se fixe sur l’arc de cercle denté D : ceci nous permet de noter, sur le cadran, la résistance du brin en grammes. Etant donné les grandes variations de résistance des brins, le cadran L comporte trois graduations : la première, supérieure, va jusqu’à dix gramines ; la troisième, inférieure, jusqu'à cent grammes. M suffit simplement, lorsqu'on a des brins irès solides, de surcharger le fléau, en I, d’un contrepoids, pour la lecture jusqu'à cinquante grammes, et d'un autre, plus lourd, pour la lecture jusqu’à cent grammes. Lorsque l'opération est terminée, il n’y à qu'à lever le taquet pour que le fléau reprenne sa position normale et l'aiguille marque alors le zéro.

Get appareil est très ingénieux, tout en restant assez simple. I] nous a toujours donne d'excellents résultats, el permet de travailler vite.

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Nous attirons particulièrement l'attention sur le point suivant : dans tous les appareils construits jusqu'ici pour l'épreuve tillométrique de la laine, on avait toujours eu de grosses difficultés pour obtenir des pinces qui ne laissent pas glisser les brins, et l’on n'avait jamais eu de résultat très satisfaisant. Le problème a été résolu ici très élégamment. Les pinces sont constituées par deux plaques parallèles d’aluminium dont le serrage, très puissant, est effectué à l’aide d'un excentrique. Dans tous les nombreux essais que nous avons pratiqués, jamais un brin na glissé, et c’est là un gros avantage qui dispense de recommencer les épreuves à chaque instant.

Cet examen tillométrique, fait également sur dix brins, permet d'apprécier : l'élongation pour ro cm. (“lasticilé), la résistance (nerf) et pour l’ensemble de la mèche, l'élongation moyenne, la résistance moyenne, le diamètre moyen des cassures, la surface moyenne de rupture, la résistance au & carré.

Evidemment, les résultats de ces trois épreuves, pris à part, ne disent pas grand'chose ; pour un échantillon, on a déjà des indications précieuses en comparant les dix brins entre eux, mais la méthode prend toute sa valeur, et l’on ne saurait trop insister sur ce point, lorsqu'on établit un parallèle entre plusieurs échantillons.

d) Autres méthodes. — La méthode que nous avons employée n’est pas la seule qui existe.

Aux Vaulx-de-Cernay, de nombreuses études ont été faites, basées sur le même principe, mais les diamètres ne sont pris qu'en cinq endroits seulement

et sur des brins non dégraissés, intentionnellement, il est vrai ; mais alors, il aurait fallu pratiquer un examen comparatif. Enfin le diamètre moyen est établi par la seule moyenne du diamètre maximum et minimum.

Les résistances ont été prises avec un appareil enregistreur Richard, calqué sur ceux employés en métallurgie : le résultat est donné par la lecture des courbes enregistrées. Le mécanisme en est très délicat et il est très simple d’établir des courbes d’après les chiffres donnés par notre dynamomètre.

A notre avis, cette méthode laisse à désirer : l'examen pratiqué est beaucoup trop superficiel.

On emploie en Allemagne une technique rapide. On se sert pour cela du trichinoscope, fort connu, et qu'il est inutile de décrire ici. Les préparations de viande sont remplacées par des préparations de laine dont l’image est projetée sur un écran divisé en carreaux de un millimètre de côté ; un micromètre-objectif est situé dans la cuvette renfermant les préparations. On projette d’abord une partie de la mèche afin d'éviter la perte de temps et l'allongement inévitable si l’on veut faire disparaître les frisures.

Le diamètre se lit sur l'écran auquel on peut substituer un châssis si l’on veut prendre des photographies, ce qui permet d'établir des échantillons types, des étalons, en quelque sorte, d’une classe donnée.

Ce serait un bon procédé, mais sa précision n'est que relative : on ne peut observer les défauts inhérents à chaque brin ; de plus il ne donne qu’un dia-

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