‹ Études administratives (volume 2)Chapitre 7 sur 43 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

sa subordination à la justice la laissait moins indépendante, elle la rendait plus équitable. La plupart des services publics remontent au delà de la Révolution, et de grands ministres, des hommes d'État éminents, y ont laissé les traces de leur passage. Depuis, de nouveaux établissements administratifs et l'amélioration de tous ceux qui existaient déjà ont été dus au génie organisateur de nos premières assemblées, à la vigoureuse discipline du régime impérial, aux infatigables discussions des chambres, qui, tous les ans, à l'occasion du budget ou de lois spéciales, promenaient partout leurs investigations. Chaque législature a vu disparaître quelque irrégularité, s'introduire quelque amélioration, et notre système administratif est le fruit de cette longue et patiente élaboration. C'est à la publicité qu'il est réservé non-seulement de préparer les nouvelles réformes que sollicitent l'état de la société, l'expérience du passé et les besoins du temps, mais encore et surtout de prévenir des innovations dangereuses.

Telle est la pensée des écrits que je livre au public. Je sens qu'ils répondent bien imparfaitement aux conditions que j'ai moi-même indiquées; j'ai voulu seulement ouvrir la voie, d'autres la suivront avec plus de succès. Je ne prétends qu'à un mérite, celui de la bonne foi et de l'impartialité.

Cette seconde édition forme un ouvrage presque

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