XIV PRÉFACE
tinue aux Études administratives la faveur dont il les a déjà honorées, je me ferai un devoir de les compléter, et, malgré des lacunes dont je ne me dissimule pas l'importance, j'ai l'espoir que, telles qu'elles sont, elles pourront déjà foujnir aux hommes du monde qui désirent se rendre compte de nos institutions, aux jeunes gens et aux étrangers qui éprouvent le besoin ou la curiosité de les connaître, aux jurisconsultes mêmes, des notionsutiles et de sérieux moyens d'instruction. J'y ai déposé le résultat de travaux, de recherches et d'informations suivies pendant plus de vingt années de fonctions publiques ou de travaux parlementaires.
Ce n'est point un livre politique que je publie ; le temps se prêterait peu à une publication de ce genre. Il y faudrait plus de liberté dans les lois, plus d'impartialité dans les* esprits, un besoin mieux senti des garanties si longteînps cherchées avec une inquiète et irritable susceptibilité et si brusquement détruites. Ce besoin reparaîtra, mais il doit surtout naître de l'épreuve même qui se fait en ce moment.
Cependant l'administration est trop étroitement unie au gouvernement, à ses formes, à son action, pour que je n'aie pas été obligé de toucher sur quelques points à la politique ; je l'ai fait avec l'indépendance qui fut toujours la règle de ma conduite et que je n'abdiquerai sous aucun régime. Je n'ai