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ATTRIBUTIONS DIVERSES

Quelques attributions, étrangères aux divisions que nous avons successivement parcourues, dépendent encore de la préfecture de police : elle a reçu le mandat de distribuer aux réfugiés politiques résidant à Paris les secours que leur accorde l'hospitalité française ; elle révise et approuve les statuts d*un grand nombre de sociétés de secours mutuels, formées dans la plupart des classes d'ouvriers, et qui contribuent tout ensemble à les moraliser et à les secourir dans les jours de maladie ou de détresse; elle examine les statuts des sociétés anonymes qui réclament l'approbation du gouvernement; elle veille à l'exécution de la loi sur le travail des enfants dans les manufactures ; préposée à un grand nombre d'autres soins d'une moindre importance, elle est un centre général d'informations et d'action auquel le gouvernement, les administrations locales et les particuliers ont recours dans une multitude de circonstances.

Telle est dans son ensemble cette vaste administration, peu connue et surtout mal jugée. Pour apprécier les services qu'elle a rendus depuis son institution, il faut se représenter Paris au commencement de ce siècle

et dans son état actuel. En 1 800, on est obligée de traverser la Seine en bacbots aux deux extrémités et même au centre de la ville. Sous plusieurs ponts des usines exploitées par Findustrie privée, entravent la navigation. Sur toute la longueur des boulevards, les promeneurs sont arrêtés à chaque pas, par de longs fossés boueux, comblés à la hâte, les jours de grandes fêtes seulement. Les noms des rues ont disparu. Au Palais-Royal, seule promenade de nuit à cette époque, les boutiques se sont élargies aux dépens de l'espace réèervé au public Dans presque tous les quartisfs, les marchés se tiennent en plein air, dans la rue, avec la confusion inséparable de ce campement éphémère. La vue et Todorat sont offensés par les tueries où les bestiaux sont abattus, dépecés et exposés, A peine quelques carrosses occupent-ils un petit nombre de places. La nuit, de rares réverbères ne prêtent aux citoyens attardés qu'une lumière blafarde. Pour aller respirer l'air de la campagne, le Parisien doit se confier au dur coucou qui le rançonne et le broie, ou au coche méphitique que des chevaux traînent au pas. En 1 852, Paris a entièrement changé de face; les ressources d'une cité plus opulente que beaucoup de royaumes, les arts, l'industrie, les découvertes les plus extraordinaires, tout a été mis à contribution. Les ponts se sont multipliés et ont fait disparaître les bachots. Une longue ceinture de quais a converti les deux rives de la Seine en promenades magnifiques. La navigation n'est plus embarrassée par aucun établissement permanent ; on a pavé, nivelé, couvert de chaussées, d'allées, tous les boulevards. Une porcelaine brillante retrace le nom de la plupart des rues, les boutiquiers du Palais-Royal sont

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