LA POLICE
nistratiou tout entière ; car il n'est pas une branche de l'administration qui 'n*ait sa police , wC' est-à-dire ses règles, ses usages, ses maximes, ses lois écrites ou non écrites. Nous renfermant dans un cercle plus étroit, nous ne considérerons la police que dans ses rapports avec les intérêts généraux qui ne rentrent dans aucune partie du service public, et à l'égard desquels elle forme à elle seule comme un pouvoir distinct. Ces intérêts peuvent être rangés en trois catégories principales : la sûreté de l'État, la protection des personnes, la salubrité publique. La police intervient aussi dans l'industrie et le commerce, ces deux domaines de l'activité privée, qui ne relèvent point de l'administration, mais sur lesquels l'État doit avec un soin constant exercer une surveillance d'ordre et de tutelle générale. Nous retracerons les pouvoirs qu'elle exerce au nom de ces intérêts divers ; après l'avoir observée dans les lois générales qui la régissent, nous la montrerons à l'œuvre, pour ainsi dire, au lieu où elle s'exerce sur la plus large échelle , c'est-à-dire à Paris.