‹ Études anatomiques sur les annélides turbellariés, opalines et grégarines observés dans les HébridesChapitre 14 sur 31 · L. Des papilles recouvrant en entier le dos de l'animal · texte numérisé non relu

L. Des papilles recouvrant en entier le dos de l'animal

une échancrure frontale Le" genre THYZANOZOON Grube IL. Pas de papilles nombreuses sur le dos de l’animal

A. bouche subterminale. Trorape cylindrique

a deux tentacules au bord frontal 2e genre EURYLEPTA Ebr., Œrst., (Proceros Quatref.) b pas de tentacules 3° genre LEPTOPLANA Ehr.(Pros-

thiostomum Quatref.) B. bouche centrale ou subcentrale. Trompe courte large et garnie de plis peu nombreux

a des yeux « deux tentacules dorsaux placés auprès des amas d’yeux 4° genre PLANOCERA Blainv.(Pla-

noceros et Stylochus. Auet.) & pas de tentacules * yeux très-nombreux groupés de

différentes manières be genre POLYCELIS Ehr., Quatref.

” quatre yeux 6° genre TETRACELIS Ehr. ‘trois yeux 7° genre TRICELIS Ehr.

b pas d’yeux 8e genre TYPHLOLEPTA‘ (Œrst.

C Bouche centrale ou subcentrale, trompe extraordinairement développée, très-plissée et mul-

tilobée a pas de tentacules 9° genre CENTROSTOMUM Dies. b deux tentacules cervicaux 40° genre STYLOCHUS. *

1 Peut-être le genre Typhlolepta, qui n’est que très-imparfaitement connu par une phrase caractéristique de M. Œrsted, devra-t-il être placé sous la rubrique C avec le genre Centrostomum Dies. et le genre Séylochus.

2? Le geure Stylochus ainsi délimité ne comprendrait jusqu'ici que deux espèces, savoir le Stylochus sargassicola (Planaria sargassicolla Mertens, Planocera sargassicolla Œrsted, Stylochus Mertensii Dies.] et le Stylochus pellucidus Dies. (Planaria pellucida Mert., Planocera pellucida Œrst.). Les Stylochus ne différeraient done des Planocères que par leur trompe multilobée.

GENRE EURYLEPTA Ehr.

{Proceros de Quatref.) Eurylepla aurita, nov. sp.

(V. PI. VIL, fig. 5 à 10.)

Dragnose. Eurylepte blanchätre, variée de brun rougeâtre. Ocelles disposés en deux amas à la base des tentacules frontaux.

J'ai trouvé celte espèce rampant sur des Laminaires dans Lamlash Bay entre Holy Island et Pile d’Arran (Frith of Clyde). C’est une Planariée foliacée ovale, présentant en avant les deux petits tentacules de forme auriculaire qui la font reconnaître immédiatement pour appartenir à ce genre. La fig. 6 de la planche VIT la représente de grandeur naturelle.

Le corps de l’animal est blanchâtre par lui-même, mais l'intestin et les canaux dits gastrovasculaires étant colorés d’un rouge brun intense, cette coloration se laisse voir à travers les issus translucides du ver.

Les ocelles sont groupés sur le dos de lanimal, à la base des tentacules, comme les groupes antérieurs d’ocelles chez lEurylepta cornuta Ebr. /Planaria cornuta O. F. Müller) avec laquelle cette espèce a beaucoup de ressemblance. Elle s’en distingue pourtant avec facilité par labsence des deux groupes postérieurs d’ocelles qui ornent l'E. cornuta. Dans le parenchyme du corps j'ai trouvé disséminés en grande abondance des bâtonnets (pl. VIL, fig. 7) analogues à ceux que M. Schultze a signalés chez des Turbellariés appartenant à d’autres groupes. Ces bâtonnets sont renfermés dans des cellules nucléées, tantôt isolés (fig. 8), tantôt en grand nombre (fig. 7 a).

La bouche (fig. 5 a) est située un peu en arrière de l'extrémité antérieure. Elle conduit dans un vestibule ou atrium qui renferme latrompe

SUR LES ANNÉLIDES, TURBELLARIÉS, ec. 145 exsertile. Cet organe est musculeux, cylindrique, incolore et très-semblable à la trompe des Planaires proprement dites (fig. 5). En arrière cette trompe donne accès dans lintestin coloré en rouge-brun. Cet organe s'étend en ligne droite suivant laxe du corps, jusqu'à l'extrémité postérieure de Panimal. I atteint son maximum de largeur à une trèspetite distance de la trompe. À partir de ce point il diminue graduellement de diamètre jusqu’à l'extrémité postérieure où il finit en pointe. De chaque côté du corps cet Intestin donne naissance à trois principaux troncs gastrovasculaires qui vont se ramifier dans tout le corps, sans que leurs branches s'anastomosent les unes avec les autres. Ces brauches ont une apparence glanduleuse et ne paraissent point pouvoir admettre d'aliments dans leur intérieur. On doit les considérer comme un foie diffus. On passe donc, chez les Dendrocèles, depuis les Planaires jusqu'aux Euryleptes par tous les degrés de modification de lappareil hépatique qu'on à signalés chez les mollusques prétendus phlébentérés. Chez les Planaires, cet appareil n’est encore formé que de larges diverticules de l'intestin, dans lesquels les aliments pénètrent librement, tandis que chez les Euryleptes, qui représentent Pextrême opposé, il est formé par des glandes tubuleuses et ramifiées, qui n’admettent jamais d'aliments dans leur cavité. Un rameau de ce système gastro-vasculaire,ou plutôt gastro-hépatique, pénètre jusque dans chacun des tentacules frontaux. C’est aussi ce qui a lieu chez l'Eurylepta cornuta, comme Otto Fr. Müller l'a déjà remarqué.

J'ai consacré une attention spéciale à l'appareil reproducteur que M. de Quatrefages n’a pu observer que d’une manière imparfaite chez son Proceros (Eurylepta) sanguinolentus.

Le pore féminin (fig. 5 ce) est placé sur la ligne médiane, à peu près au milieu de la surface ventrale. Le pore masculin est situé entre le pore féminin et la bouche, un peu plus près de celui-là que de celle-ci (fig. D b).

L'appareil mâle se compose d'organes élaborateurs, d’un canal déférent, d’une vésicule séminale et d’un appareil copulateur. Ce dernier

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