GENRE OPALINE
Duacnose. Opalinides dépourvues d’une couche corticale bien distincte de la substance centrale.
Les Opalines parasites des annélides paraissent être très-nombreuses. J'ai été à même dans les Hébrides de rencontrer souvent les espèces suivantes.
1° Opalina lineata Schultze, la moins commune de toutes celles que jénumère. Je l'ai observée le plus souvent isolée ou en nombre de quatre à cinq seulement à la fois dans le Chtellio arenarius. Yai pu me convaincre que la description de M. Schultze est parfaitement exacte et que, par conséquent, ce parasite est distinct de celui que j'ai décrit comme provenant de lombrics littoraux de Bergen en Norwége. *
Il faudra donc donner à ce dernier, comme je l'ai déjà proposé, le nom d’Opalina prohfera. J'ai reconnu en outre que les deux rangées de taches claires figurées par M. Schultze chez lOpalina lineata sont formées
? Beiträge zur Naturgeschichte der Turbellarien. Greifswald. 1851, p. 69. ? V. Edouard Claparède et Johannes Lachmann. Etudes sur les infusoires. Tome 4°". p. 375. ToME xvi, Âre PARTIE. 20
par des vésicules contractiles. Ces vésicules se contractent à de fort longs intervalles et 11 faut beaucoup d'attention pour surprendre la systole subite de l’une d'elles. Jai pu cependant à bien des reprises surprendre d’une manière positive le moment de leur disparition soudaine.
2° Opalina Filum nov. sp. (pl. IV, fig. 5).
DiaGnose. Opaline aplatie, très-longue et fort mince, munie d’une rangée unique de vésicules contractiles très-nombreuses et très-petites dont le nombre va jusqu’à vingt et au delà. Habite l'intestin du Clitellio arenarius.
Cette Opaline offre la forme d’un ruban fort mince. Elle abonde dans le tube digestif du Chtellio arenarius dont elle habite de préférence, ou même exclusivement, le tiers antérieur. Les cils sont distribués uniformément sur toute la surface du corps. Ceux de l'extrémité postérieure sont plus grands que les autres et forment un mouchet caudal semblable à celui du Paramecium Aurelia. Les vésicules contractiles sont fort nombreuses et disposées en une seule rangée longitudinale. Ce caractère suffit à la distinguer de lOpalina lineata Sch. et de lOpalina prolifera qui toutes deux possèdent deux rangées de vésicules. Les contractions de ces organes sont rares et difficiles à apercevoir. Je les ai constatées cependant assez souvent pour être parfaitement certain que ces vésicules sont homologues aux vésicules contractiles des infusoires.
L'Opalina Filum se reproduit comme ses voisines (0. lineata et O. prolifera) par bourgeonnement postérieur. Chez chaque Clitellio on en trouve un grand nombre en voie de multiplication. Elles sont alors réunies bout à bout, comme je la ireprésenté dans la figure 5 de la pl. EV.
L'Opalina Filum atteint en moyenne une longueur de 0"m,4.