‹ Etudes antiquesChapitre 70 sur 87 · CHŒUR DES PORCHERS · texte numérisé non relu

CHŒUR DES PORCHERS

Victoire au mendiant 1 victoire!

Le mendiant est le plus fort.

A lui la gloire

D’avoir tendu l’arc sans effort!

Sa flèche a sifflé dans l’espace;

Le mendiant est bon archer.

Sa flèche siffle, vole et passe Par les anneamx, sans les toucher.

Victoii’e au mendiant! victoire!

Le mendiant est le plus fort.

' A lui la gloire D’avoir tendu l’arc sans effort!

' ULYSSE

Vous ne vous plaindrez pas que je vous déshonore, Télémaque ; votre hôte est vigoureux encore.

Je viens de tendre l’arc, sans m’efforcer beaucoup,

Et ma flèche a touché le but du premier coup.

— 11 s’agit maintenant d’un tout autre exercice ;

Voyons si Jupiter veut que j’y réussisse.

Il fait un signe à Télémaque^ qui s'arme de l'épée, de la pique et du bou« cUer suspendus an pilier ; puis il tend l’arc de nouveau, et peçce Anti<> HOÛ3 d’une flèche, au moment où celui-ci rentre de Ia cour dans la salle. Antinoüs vient tomber sur la scène. — Tumulte.

EURYMAQUE) à Ulysse*

Malheureux! qu’as-tu fait! — Qu’on le saisisse!

Télémaque menace de sa pique ceux qui veulent s’approcher d'Ulysse.

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