‹ Études BalzaciennesChapitre 15 sur 40 · Voir à VAppendicCf p · texte numérisé non relu

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seulement, Hugo, Théophile Gautier, de Vigny, ont pu réunir la double gloire du poète et du prosateur, que réunirent aussi Racine et Voltaire, Molière et Rabelais, une des plus rares distinctions de la littérature française et qui doit signaler un poète entre tous. »

C'est le Journal des Débats^ où Modeste Mignon parut en feuilletons avant d'être imprimée en volumes, qui, dans son numéro du 11 avril 1844, publia ces lignes pour la première fois.

C'est encore à Gautier que l'auteur des Mémoires de deux jeunes mariées s'adressa pour écrire quelques lignes d'introduction en tête des chapitres des Petites Misères de la vie conjugale destinés à la Presse (2 décembre 1846). Puis, le 22 du même mois, le bon Théo amena le grand romancier à l'hôtel Pimodan, et le fit participer à Tune de ces séances de haschisch dont notre poète a ra-^

conté lui-même les détails dans le Club des Hachichins et dans sa notice sur Charles Baudelaire. Mais la forte tête de Balzac résista au poison, et il n'éprouva point les sensations annoncées.

Quand le maître songea, en avril 1847, à faire résumer les trois premières parties de : Splendeurs et Misères des courtisaiies en un grand article narratif, qui eût précédé dans la Presse l'insertion de la conclusion de son œuvre : la Dernière Incarnation de Vautrin, c'est toujours à Gautier qu'il pensa pour l'écrire. Mais ce projet fut abandonné.

Même absent de Paris, quand il était installé à Wierzchownia, au fond de l'Ukraine, Balzac n'oubliait pas son ami. Il lui adressait ainsi le 9 février 1849, par l'intermédiaire de Laurent Jan, ses affectueux souvenirs, joints à d'aimables paroles sur ses articles de la Presse et la sensation qu'ils produisaient en Allemagne K

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