‹ Études bibliquesChapitre 36 sur 54 · Is. XXXV ; xLviii, 20-22 ; uv, il-Lv · texte numérisé non relu

Is. XXXV ; xLviii, 20-22 ; uv, il-Lv

270 ÉTUDES BIBUQUES

la Terre sainte un paradis où il y aura même Tarbre de vie et, ce qu*on ne trouve plus dans nos récits de la Genèse, une source de \ie ' ; Daniel annonce un prodige plus grand, la victoire de lahvé sur la mort, et la résurrection des justes ^ ; le voyant de l'Apocalypse ira plus loin encore et fera détruire, à la fin des temps, la mer elle-même, dernier reste de Tocéan chaotique, patrie du dragon vaincu, et qui ne lui servira plus désormais de refuge, puisqu'elle aura disparu et que le dragon sera jeté dans le feu ^. L'enchaînement traditionnel et logique de ces images grandioses n'est pas di£Bcile à reconnaître. Cependant les critiques ont été fort lents à s'en apercevoir *, et Renan lui-même ne paraît pas avoir remarqué l'analogie profonde qui existe entre la cosmogonie et l'eschatologie bibliques. Il est vrai que cette analogie n'a rien à voir avec le socialisme des prophètes israélites.

Une part est faite aux nations dans ces espoirs sans limites. Mais il n'est point évident qu'on ait pensé qu'une a morale absolue » était « une religion bonne pour tous les hommes », et que tous, par

1. Éz. xLvii, 1-12. Le poème de Gilgamès connaît, dans Vile de l'immortalité, une eau qui guérit les maladies. Cf. Mythes babyloniens, 176.

2 Dan. xii, 2.

Page 1