‹ Études bibliquesChapitre 37 sur 54 · Ap. XX, 10, 14; xxi · texte numérisé non relu

Ap. XX, 10, 14; xxi

4. H. GiNKEL, dans son livre Schôpfung und Chaos {iH9o)^ a montré le premier comment les tableaux apocalyptiques procèdent des légendes cosmogoniques.

l'espérance messianique d'après ERNEST RENAN 271

conséquent, un jour ou Tautre, devraient s'y rallier. Les prophètes, — faut-il les en blâmer, ou bien les en féliciter? — n'avaient pas tant de philosophie. Ils se gardaient bien de concevoir la religion comme une «. morale absolue » ; il leur suffisait de concevoir la religion comme impliquant cette morale, c'est-à-dire un ensemble de devoirs qui s'imposent à tous les hommes, mais qui sont d'abord réglés par Dieu pour le grand avantage d'Israël. Que les Gentils soient obligés de s'y soumettre, à seule fin d'avoir part aux mêmes' biens que les Israélites, c'est une idée qui se fait jour dans certains passages d'Isaïe, surtout dans la seconde partie du livre qui porte son nom K

Toutefois les Gentils ne sont le plus souvent associés à la victoire de lahvé que d'une manière accessoire et subordonnée. Dans les anciens temps, on pouvait bien concevoir Israël heureux au milieu de voisins tranquilles et envoyant à Jérusalem des ambassadeurs chargés de présents pour lahvé, prêts à recevoir ses instructions pour les transmettre à leurs compatriotes ; mais devant le péril assyrien, le péril chaldéen, devant les armées des Perses, des Grecs et des Romains, on ne pouvait plus guère songer à ces arrangements pacifiques. L'oppresseur d'Israël apparaissait comme le représentant du monde païen soulevé contre lahvé et

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