Is. II, 2-4 ; xLiv, 5 ; xlix, 7 ; li, 4-5, etc
son peuple ; il était dans Tordre politique et religieux, dans rhistoire contemporaine, ce qu'était Tiamat-Rahab dans la légende cosmogonique. Il lui fut naturellement comparé, puis identifié*. Ce n'est pas arbitrairement et par un caprice de poète symboliste que Daniel dTécrit les empires païens sous la figure d'animaux. Ils font suite aux monstres que la tradition cosmogonique avait relégués aux frontières de la création, et qui rentraient ainsi dans l'histoire pour y recevoir le coup de grâce par la main du Dieu tout-puissant. Et lorsque ce fut Satan lui-même qui, à meilleur titre encore, fut identifié avec l'antique ennemi, Tempire idolâtrique et persécuteur des saints fut toujours la Bête, le monstre qui représentait sur la terre la puissance du Dragon et qui devait avoir part à sa ruine, comme il avait part à son orgueilleuse impiété -.
Le monde païen devait donc premièrement être vaincu, et le pouvoir de Tidolâtrie anéanti par la puissance de lahvé. Ce qui en resterait n'était pas encore un sujet convenable pour la « morale absolue », mais bien pour les élus du Seigneur. C'est à de rares intervalles, on pourrait presque dire par surprise, que les Gentils, en certains passages des prophéties, sont mis sur le même pied que les élus d'Israël ; le plus souvent ils ne sont que leurs serviteurs. Même