I. Jean. vu
l'évangile selon saint JEAN 309
itiéme étant partie aussi ; et le Sauveur adresse une déclaration solennelle on ne sait à qui ^ ; mais les pharisiens se trouvent encore là pour y répondre '. Dans un temps où la critique n'avait pas encore trop excité la défiance des théologiens, on n'hésitait pas à reconnaître que Jésus parle à son auditoire du chapitre VII, et que la péricope de l'Adultère est comme non avenue dans la suite du chapitre VHP. Notre prudent commentateur a soin d'observer que le décret du concile de Trente sur les Écritures garantit la canonicité de ce morceau, mais non son origine johannique. Il note aussi que, selon beaucoup de critiques modernes, ce récit serait de tradition apostolique et aurait appartenu au fond primitif de la Synopse. Quelques-uns même indiquent la place qui devrait lui revenir, dans les trois premiers Évangiles, parmi les faits hiérosolymitains qui précèdent la passion ^. Si l'on s'est d'abord fait scrupule de le garder dans les Evangiles ecclésiastiques, c'est sans doute que l'on y trouvait quelque chose de choquant pour le sens chrétien ; non que Ton ait eu l'idée mesquine dont parle saint Augustin, mais parce que la seule rencontre du Sauveur avec