‹ Études bibliquesChapitre 2 sur 34 · II · texte numérisé non relu

II

qj^ ÉTUDES ÇipLIQUËS

g&^e iiçulre des trpis si^bstaMifs- qui ejipriijReflt l'esi^jii, l'eau lôt le sang dans la langue grecque ; il expliq,i|i^ également par quelle voie cette idée d'appeler lieau et le sang en témoignage, idée encore confuse, ol^scure et 4 peine saisissable au t 6, est arrivée à se pjdocjuire au * 8.

Ayais-je tort au commencement de ce chapitre d'énoncer ainsi ma deuxième proposition :

'. Bien que le t 6 puisse absolument se lier au 8, en opérant le retranchement du 7 , ce retranchement ne se ferait pas sans nuire notablement à l'harmonie des contours, à la plénitude de la doctrine et à la profondeur du sens î J'ai ajouté, et c'est ma troisième proposition : Le t 7 est nécessaire à l'intelligence des ft 9 et 10, qui privés de cet appui restent comme suspendus dans le vide.

La preuve n'en sera pas longue, ni difficile à saisir. Les 3^t 9 et 1 0 parlent trois ou quatre fois du témoignage que Dieu le Père a rendu à son Fils, de l'injure qu'on lui fait en refusa^it d'y croire, de l'impossibilité, vu ce témoignage, de séparer dans son adoration, dans sa foi et dans son amour, le Père du Fils. C'est le ton d'un homme qui n'établit point ses arguments, mais qui use pleinement de la valeur d'une démonstration déjà donnée, insiste par l'exhortation et l'invective, et presse la conscience d'adhérer à la vérité suffisamment manifestée. Il faut donc en bonne logique trouver dans les versets qui précèdent, la mention de ce témoignage du Père. Mais où la trouver sinon dans le j^ 7? Le D' Huther n'y a pas réfléchi, et n'a pas vu que le mot Oerfç, DeuSy en opposition avec les mots uloç auTou, filius ejuSy ne pouvait en aucune façon s'entendre de l'Es-

prit-Saint; ce qui est pourtant une vérité des plus élémentaires *.

^ Ge. Christian Knopp, dans une dissertation spéciale sur le sens de ces versets de S. Jean, dissertation qui a fourni au Df Huther une partie de ses arguments, a entrevu la difficulté dont je parle. Il a cherché à la résoudre par un passage de

S, Ghrysostome que voici : *Opa; nvtujAaTo; à^iav; Th ^à^ ToO eeou ^p^cv çaiveTAt irotcSv. *ÀvcùTépei> (i.iv c^ iXi-^vt Ôrt sx toQ 0eo5 é'^tvyndviaav* IvTouôa 5è dn rh nveûp^a aÙTOÙ; ^swâ (Hom. 25 in Joan., III, 6). Il em conclut que ces deux expressions : t ôtrô ïié de Dieu, être né de l'Esprit, »ont à peu près la môme force, fere tantumdem valent. Un Socinien seul a pu imaginer cette explication. Car si ces deux locutions sont identiques quand on les rapporte à la filiation adoptive des chrétiens. Tune d'elles est absurde quand on la rapporte à la génération propre et naturelle du Fils de Dieu . Gomment la seconde personne de la Trinité serait-elle le fils de la troisième? Voy. Ge. Christiani Knoppii scripta varii argumenti. Ed, secunda, Halis Saxonum, 1823, t. I, p. 168.

ARTICLE DEUXIÈME

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