II. iO
4A ÊTUDBS BIBLIQUES
lonservé. La phrase grecque manque donc d'un verbe, ndispensable à la régularité de la construotion , et )mis par la négligence des copistes, ou bien il faut y îhercherun autre sens. Si l'omission du verbe est une )Ure erreur de transcription, il est naturel de croire [ue les Pèreâ ont voulu parler des célèbres églises déliées à la sainte Vierge et au bien*ainié disciple dans 5ette métropole, ef^de suppléer l'omission par ces nots oïxouç fp«tfi, ou quelques autres semblables. Si 'on tient au contraire pour l'intégrité du texte, il y lurait lieu d'examiner s'il ne se rattache pas à quelque îroyance populaire, que les évêques rappellent sans la discuter» C'était alors une opinion commune, dont 5. Augustin parle sans l'adopter ni la contredire, que 3. Jean n'était pas mort, et qu'il dormait seulement ians son sépulcre, sur lequel était bâtie son église. Les Éphésiens n'ont- ils pas cru de même que la mère de Dieu honorait d'une présence spéciale le lieu où elle était plus particulièrement honorée , et -obtenait des grâces plus signalées à ceux qui l'y invoquaient avec ardeur? En ce sens ils auront pu se glorifier de posséier dans l'enceinte de leurs murailles la personne même de S. Jean, et celle de Marie.
Quoi qu'il en soit, ce texte est trop obscur, et d'ailleurs trop isolé pour former un contre-poids à la force ies arguments contraires. Si le tombeau de Marie avait ^té â Ephèse, on en trouverait sûrement d'autres traces Ians l'histoire. Dès le second siècle, Polycrate, évêque ie cette métropole, n'eût pas manqué de s'en glorifier ians sa lettre au pape S. Victor, relative à la oontrorirsê de la pâque. L'usage de son Église était de la célébrer le 14 du mois, en quelque jour de la semaine )u'il tombât» Pour se maintenir ddns cette coutume,
contre la défense expresse du Pontife romain, il prétend la tenir de l'apôtre S. Jean, et énumère avec complaisance toutes les illustrations de son siège , tous les morts insignes qui y reposent dans la paix du Seigneur. C'était l'occasion plus que jamais de parler des reliques de la Vierge -m ère, comme il parle de celles de S. Jean ; mais il n'en dit absolument rien. Ce silence équivaut à un aveu formel, aveu d'autant plus précieux qu'il appartient à une antiquité plus reculée, et qu'à peine un siècle la sépare de la période apostolique.
ARTICLE QUATRIÈME
LIVRES APOCRYPHES AYANT TRAIT A l'ASSOMPTIOK