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dans la succession (des existences).» Je considère lan «tour, fois, changement,» comme désignant la série des existences multiples, ce qui est donner, je l’avoue , à la signification de ce mot une extension que je crois inusitée. La pensée me paraît être , d’une part, que la poursuite des qualités, c’est-à-dire de la perfection, comme l’entend le monde, est une chimère : d’autre part, que la transmigration ne donne pas la perfection, et que si elle est le milieu dans lequel on se meut pour arriver à la béatitude véritable, il faut cependant s’appuyer sur autre chose, en sorte que c’est une grave erreur de compter sur les seuls effets de la transmigration. Nous avons déjà vu un anathème prononcé contre ceux qui se flatteraient de parvenir à la maturité parfaite, dans la sentence 3 de l’article VI , laquelle semble pouvoir être rapprochée de celle-ci.
XXIII. Cet article est très-nihiliste-, il nie l’existence des quatre éléments suivants: i . bdaÿ (âtniâ) le moi; 2. sems-cAan, le corps(?) ; 3. srôff [prdna], la vie; 4- gang-zag (piidgala), l’individualité ou la conscience morale. Le deuxième terme, sems-chan, désigne
«■m,° Il
LA PRATIQUE (oü L’EXERCICE) PARFAITEMENT PURE DES BÔDIIISATTVAS.
1. Parce que le moi (Atmâ) n’existe pas, la moralité (III, i;
XXV, i) est parfaitement pure;