‹ Études bouddhiquesChapitre 45 sur 81 · Celui qui met un repos à la vieillesse et à la mort, qui · texte numérisé non relu

Celui qui met un repos à la vieillesse et à la mort, qui

procure le bien de l’Amrita*,

‘ Il y a ici dans le texte à la fin de ce pada un mot illisible qui n’cmpècbe pas d’entendre le reste delà phrase.

^ Après (/lanry-c/i’en « éléphant» vient un mot à demi effacé, dont on croit reconnaître les lettres tyju ; il exi.ste un mot hgju qui , graphiquement, pourrait être le mot de notre texte, mais qui donne un sens peu satisfaisant; car il signiCe «courir, s’enfuir» ; en y joignant le mot mck’ôg, on arriverait à la traduction problématique de «excellent coureur»; mais ce mot mch'ôg doit plutôt être réuni à stoba qui le suit, en sorte que nous ne pouvons guère tirer parti de ce mot mutilé, qui paraît être hgju.

’ Hgro-vai (-des créatures) don mdzad « faisant l’utilité» arthakrït. ‘‘ Cette phrase peut jusqu’à un certain point servir de commentaire à celle qui commence la 3' stance, et dans laquelle il est question seulementdu mai moral; notre phrase actuelle comprend toutes les espèces de maux.

® On sait que i’Amrita est le breuvage d’immortalité : la recherche de cet Ainrita préoccupait les contemporains de Çâkyamuni, et lorsque le bruit se répandit qu’il l’avait trouvé, son succès fut as sure.

J. As. Extrait 11° 1 1 . (1866.)

Dont les pieds sont bien unis, pourvus de membranes et

de roues

Qui diminue la folie et n’a pas son égal dans les trois

mondes ,

Qui a une grande science, je le prie de m’enseigner le

sens de son sourire.

Tel fut son discours, et Bhagavat adressa ces paroles au fils de dieu Çrîbhadravat : «Fils de dieu, as-tu vu ces Bôdhisattvas assis dans l’essence de lotus, sur le trône du lion, dans la région supérieure de l’atmosphère?» — Il répondit : «Bhagavat, je les ai vus.» — Bhagavat dit; «Tous ces Bôdhisattvas rassemblés des dix régions auprès de Manjuçrî-Rumâra-Bhùta y sont venus pour entendre la loi, et pour entendre cette énumération successive des quatre Nirahâra. De plus, tous ces Bôdhisattvas ont été complètement mûris par Manjuçrî- Kumâra-Bhûta. Une seule naissance tient encore tous ces Bôdhisattvas éloignés de la Bôdhi parfaite et sans supérieure^; mais, dans les sections aux noms variés du monde des dix régions, dans tel et tel champ de Buddha, ils deviendront des Buddhas parfaits, accomplis, sans supérieur.»

Le fils d’un dieu reprit ; «Bhagavat, je ne suis pas capable de faire le compte de ces Bôdhisattvas ; combien y en a-t-il ? » — Alors Bhagavat dit à f Ayush-

‘ Ces trois caractères comptent parmi les trente-deux signes du grand homme. (Voir Rgya-tch'er-rol-pa , p. 1 07 , Lotus de la bonne loi , p. 553; Baddhisüsche Triglotte, toi. 4.)

^ Définition des Bôdhisattvas.

mat Çâriputi’a ; «Çâriputra, peux-tu compter ces Bôdhisattvas?» — Il répondit : «Bhagavat, tout ce qu’il y a d’étoiles dans le grand millier des trois mille mondes, je suis prêt à les compter en un instant, en un moment, en un clin d’œil. Mais pour ces Bôdhisattvas, je ne voudrais pas me charger de les compter en cent ans.» — Bhagavat dit; «Si, bien que ce Jambudvîpa soit rempli de grains d’une poussière très-ténue, il est possible d’en achever le compte par l’art du calcul, tandis que pour ces Bôdhisattvas il n’est pas possible d’en achever le compte par l’art du calcul, ces Bôdhisattvas assemblés, tout autant qu’il y en a, seraient donc innombrables! » — Çâriputra reprit : « Bhagavat, où y a-t-il des champs de Buddha en assez grand nombre pour que ces Bôdhisattvas y deviennent des Buddhas parfaits et accomplis?» — Bhagavat répondit: «Çâriputra, reste assis en silence! ne parle pas ainsi! Çâriputi’a, les innombrables champs de Buddha ont été comptés par le Tathâgata. Çâriputra, pour prendi’e une comparaison décisive, si le kalpa, mesure de temps de la vie d’un Tathâgata, était dans une mesure aussi grande que celle du sable du (leuve du Gange, et si dans tous les jours de ce kalpa , un par un , on installait autant de docteurs de la loi qu’il y a de grains de sable dans le fleuve du Gange, et que tous ces docteurs de la loi eussent autant de Bôdhisattvas à prédire qu’il y a de grains de sable dans les eaux du Gange \

‘ La dernière partie de celte phrase, destinée à donner l’idée d'nn

dans la seule région de l’est, ils auraient eu à 'Compter autant de champs de Buddha qu’il y a de grains de sable dans le Gange, -même à ne prendre pour exemple qu’une seule région de Bôdhisattvas , les Talhâgatas qui énumèrent les champs de Buddha en aussi grand nombre les voient avec l’œil de la chair du Tathâgata; les êtres qui naissent dans ces champs de Buddha , les pensées de ces êt res , les Tathàgatas les connaissent; comment les Tathâgatas ne seraient-ils pas en état de les énumérer?»

Ensuite ces grands Çrâvakas et cette assemblée qui contient tout s’étant émerveillés s’écrièrent : U Maintenant que ces enseignements nous ont été

nombre immense exprimant l’immensité du monde et l’immensité de la science du Buddha, est très-diiïicile, et je ne suis pas sûr de l’avoir exactement rendue, le mot Tathâgata y est répété à satiété et alors qu’il ne devrait pas l’être , par exemple dans ce membre de phrase: de bjiu-gshcgs-pas (par le Tathâgata) mhyen-pai (connu) de bjin-gshégs-pa dé dag-gis (par ces Tathàgatas) ce qui signifie «par les Tathàgatas que connaît le Tathâgata; » mais le contexte prouve qu’on ne peut traduire ainsi et que les deux termes appartiennent à des membres de phrase différents; or ces membres de phrase sont reliés entre eux par des génitifs difficiles à justifier. — L’un des membres de phrase les plus embarrassants est celui-ci : byang chhubsans-dpcih (Bôdhisattva) gchig (un seul) mts’an-mar (à l’état de signe) gjag (ayant mis) bjang (quoique). Comment un Bôdhisattva peutil servir ici de terme de comparaison ? Comme il vient d’être parlé de la région de fest , je suppose que le membre de phrase fait allusion à cette région ; et je traduis « en ne prenant pour exemple qu’une seule région de Bôdhisattvas. » — Dans cette portion du texte le mot stomj-pa revient souvent : il signifie n vide» et ne fournit aucun sens raisonnable, je lis stod «louer» dans le sens de «citer, énumérer, compter.» Ces deux acceptions sont très-voisines. — On sait que le da et le nga diffèrent à peine l’un de l'autre en tibétain : aussi arrive-t-il souvent qu’on les confond.

donnés en un tel langage avec accompagnement de prodiges si grands, d’une si grande puissance, et d’une telle science, offerts à nos regards, nous avons obtenu un grand gain. »

Puis les Bôdhisattvas qui s’étaient rassemblés des dix régions du monde, et qui siégeaient au plus haut de l’atmosphère, étant descendus de cette atmosphère, adorèrent avec la tête les pieds de Bhagavat et de Manjuçrî-Kumâra-Bhùta, puis, après avoir tourné autour d’eux, s’en allèrent dans les dix régions.

Puis le fils de dieu Çribhadravat adressa la parole à Manjuçrî-Kumâra-Bhûta : «Manjuçrî, en accomplissant les actes (convenables) tu as complètement mûri pour la Bôdhi des êtres innombrables, c’est bien! c’est bien! Manjuçrî, puisque tu as commencé par la loi en vertu de laquelle on mûrit les Bôdhisattvas dans la Bôdhi, courage, continue!» — Manjuçrî reprit : «Fils d’un dieu, la loi par laquelle on mûrit les Bôdhisattvas dans la Bôdhi comprend trente-cinq sections. — Lesquelles? — Les voici ^ :

Page 1