L’orgueil par le Dhyàna et l’Abhidharma
10. Quand les dieux purs, les Nàgas, les Yaxas, les Gandbarvas, les Asuras, les Garudas , les Kinnaras, les Mabôragas, ont du penchant pour le Buddba, la loi et l’assemblée , leur offrent des éloges et des mantras, il y a véritablement là un sujet d’orgueil.
Fils d’un dieu, le Bôdhisattva qui ne s’enorgueillit pas de ces dix sujets d’orgueil n’a aucun sujet de s’enorgueillir.
Alors le fils de dieu Çrîbhadravat adressa ces paroles à Manjuçrî-Rumâra-Bhùta, « Manjuçrî, la région ou tu résides et où tu mets en pratique cet exposé de la loi est aussi celle où je verrai le Buddha apparaître, où je le verrai tourner la roue de la loi. » — Bhagavat dit : « Cela est ainsi , fils d’un dieu.
peut traduire la phrase d'une autre manière : peut-être y a-t-il un sens caché, et le précepte a-t-il une valeur allégorique.
Art. 8. Il serait plus naturel de croire qu’il s’agit du respect qu’on obtient d’Indra et des autres dieux; mais la phrase tibétaine ne permet pas de déterminer avec sûreté le sujet et l'objet de l’action. Les Lôkapàlas sont les gardiens du monde.
Art. 9. Pour le Dhyàna, voirXXXVIII , 4, et la note. L" Abhidharmu est la métaphysique bouddhique, contenue dans sept ouvrages qui forment la troisième section des écritures sacrées, le troisième pitaka.
Art. 10. Tous ces noms de divinités sont fort connus: Nàga, serpent d’eau, Yaxa, gardiens des trésors de Kuvêra, Gandharva, musiciens célestes, Asura, ennemis des dieux, Garuda, oiseaux divins. Kinnara («sont-ce des hommes?»), autres génies serviteurs de Kuvêra, analogues aux Yaxas et aux Gandbarvas; Mahôraga, grands serpents.
cela est ainsi , oui , c’est comme tu l’as dit. Le lieu où tu résides, Manjuçrî-Rumâra-Bhûta , ce lieu-là, évidemment, n’est pas vide; là où le système de la loi vient à être pratiqué , la domination de la loi du Tathâgala est affermie. Les êtres qui prêtent attention et respect à cette énumération de la loi m’appartiendront ; les êtres qui prêtent attention et respect à cette énumération de la loi, on les verra domptes (convertis) par le Tathâgata. Ceux qui gardent cette énumération de la loi et qui, en conséquence, manifestent du zèle, ne seront pas ébranlés ^ de la Bôdlîi parfaite et sans supérieure. »
Puis Bhagavat dit au Bôdhisattva Maïtrêya, au Sthâvira Mahà-Kâçyapa, à l’Ayushmat Ananda^:
* « Ebranlé » est le sens propre du mot. On pourrait traduire : a écarté , repoussé. »
^ Mabâ-Kâçyapa, puis .Ananda furent tour à tour, après la mort de Çàkyamuni , les chefs olEciels, les pontifes de la société bouddhique. On sait que sthavira signifie vieillard et désigne les bbixus les plus âgés, d’où semble lui être venue l’acception de «supériorité, prééminence.» Ici c’est le nom d’une dignité, Mabâ-Kâcyapa est le sthavira par excellence. La signification propre de Ayiishmat ne diffère pas beaucoup de celle de Sthavira : ce mot signifie littéralement «qui a de l’âge» (ætatem, ævum, vitæ tempus habens) : il paraît être un titre purement honorifique accordé aux plus éminents personnages, tandis que le mot sthavira indique un grade, une dignité. — Il n’est pas inutile de remarquer que les Mongols traduisent Ayushmal de deu.x manières : ils disent amin khabija ta \ « possédant les agréments de la vie, » et nasun-a tegôlter Lj. « parfait dans l’âge , » expressions très-diffé-
rentes l'une de l’autre , dont la première a rapport aux perfections morales, aux avantages spéciaux, à la supériorité que possède le sujet, l’autre à l’âge qu’il a atteint. Des deux te.\tcs qui me sont accessibles , l’un , le Prajnâ-pâramità-hridaya , sûtra Irès-conrl , emploie
«Hommes excellents, je vous confie cette énumération de la loi tout au long pour que vous la receviez, la compreniez, l’expliquiez, la répandiez partout. Et comme dans un bref délai je passerai dans le Nirvâna complet, à cause de cela je désire que, par vos soins, tous les êtres trouvent une demeure au moyen de cette loi appelée loi du Buddha.
Maïtrêya dit ; « Bhagavat , quand nous aurons bien compris cette énumération de la loi, quel nom faudra-t-il donner à cette énumération de la loi? comment faudra-t-il l’entendre?» — Bbagavat répondit: «Maïtrêya, par cette raison, appelez cette énumération de la loi « les quatre perfections [Nirahâra), » «le chemin du Bôdhisattva , » «la maturation complète du Bôdbisattva. »
Quand Bhagavat eut prononcé ce discours, leBodhisattva Maïtrêya, l’Ayushmat Mahâ-Kâçyapa, l’Ayushmat Ananda, le monde avec les dieux, les hommes, les Asuras et les Gandharvas louèrent bien haut l’exposé fait par Bhagavat.
Fin du vénérable sùtra de Grand Véhicule intitulé : Les quatre perfectionnements.
une fois chacune de ces expressions; l’autre, le Vajrachhédika, semble n’employer que la première. La deuxième, cependant, parait être la plus usuelle; elle se présente en kalmouk, sous la forme nasu-tôgôs , d après Zxvick, qui interprète ce terme par «reich an Jahren.i et paraît ignorer fautre expression [Dictionnaire kalmouk,
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