‹ Études bouddhiquesChapitre 66 sur 81 · La science (Vijjâ · texte numérisé non relu

La science (Vijjâ

Ensuite un des Bhi.xus se rendit au lieu où était Bhagavat ; arrivé près de Bhagavat, il le salua, puis s’assit à une certaine distance. Une fois assis à une certaine distance, le Bhixu adressa ces paroles à Bhagavat : « La science! la science (vijjâ ) ! dit-on , voilà , ô vénérable ! ce qu’on entend répéter. » En quoi consiste-t-elle, cette science, ô vénérable! et jusqu'à quel degré peut-on dire qu’un homme est doué de science ?

— Bhixu, la connaissance (nânam) , relativement à la dou-

leur, à la production de la douleur, à l’empêchement de la douleur, à la voie qui tend à la suppression de la douleur, cette connaissance, Bhixu, est ce qu’on appelle science, et c’est dans celle mesure qu’un homme est dit doué de science. En conséquence, après avoir dit : Telle est la douleur, qu’on s'y applique étroitement Après avoir dit : Telle est la

vole qui tend à la suppression de la douteur, qu’on s’y applique étroitement.

g. Les clartés (Sankàsanâ).

Ceci, ai-je dit, est la sublime vérité de la douleur. Voilà, Bhixus, ce que j’ai fait connaître : il y a là, ai-je ajouté, des beautés [vanna) sans mesure, des ornements [vyanjanâ) sans mesure, des clartés [sankâsanâ) sans mesure. Voilà ce que c’est que la sublime vérité de la douleur.

Ceci, ai-je dit, est la production de la douleur, etc.

Ceci, ai-je dit, est X empêchement de la douleur, etc.

Ceci, ai-je dit, est la sublime vérité, la voie qui tend à l’empêchement de la douleur. Voilà, Bhixus, ce que j’ai fait connaître. Il y a là, ai-je ajouté,' des beautés sans mesure, des ornements sans mesure, des clartés sans mesure. Telle est la sublime vérité, appelée la voie qui tend à l’empêchement de la douleur.

En conséquence, Bhixus, après avoir dit : Ceci est la douleur, qu’on s’y applique étroitement ;... après avoir dit : Ceci est la voie qui tend à la suppression de la douleur, qu’on s’y applique étroitement.

lo. La réalité [ToÙiewo.).

Ces quatre (paroles) , Bhixus, sont conformes à la réalité [tathâni), elles ne sont pas contraires à la réalité [avitathâni), elles ne sont pas autres (que la réalité) [ananathûni).

Quelles sont ces quatre paroles?

Ceci, ai-je dit, Bhixus, est la douleur. Celle parole est conforme à la réalité, elle n’est pas contraire à la réalité, elle n’est pas autre que la réalité.

Ceci, ai-je dit, est la production de la douleur Ceci

est la suppression de la douleur Ceci, ai-je dit, est la

voie qui tend à la suppression de la douleur : cette parole est conforme à la réalité, elle n’est pas contraire à la réalité, elle n’est pas autre que la réalité.

•Ainsi, Bhixus, ces quatre paroles sont conformes à la réa-

lilé, elles ne liii sont pas coniraires ; elles ne sont pas autres que la réalité. — En conséquence, Bhixus, après avoir dit :

Ceci est la douleur, qu’on s’y applique étroitement;

après avoir dit : Ceci est la voie qui tend à la destruction de la douleur, qu’on s’y applique étroitement.

Deuxième chapitre intitulé : « Mise en mouvement de la roue de la loi.» — Résumé de ce chapitre : Deux discours prononcés par le Tathàgata, — les agrégats [kandhâ) elles soutiens [ûyâtanâni). — Deux exhortations à hien retenir; — 1 isnorance, la science; — les clartés; — la réalité *.

Page 1