‹ Études bouddhiquesChapitre 76 sur 81 · S 4. DE LA DIVISION EN TROIS DISCOURS · texte numérisé non relu

S 4. DE LA DIVISION EN TROIS DISCOURS

C’est ici que nous avons à étudier les différences de nos textes au sujet des relations qu’ont entre elles les diverses parties de celte prédication célèbre.

Qui reproduit ie mieux, à cet égard, la forme première ? les trois écoles qui donnent un seul disconrs, ou l’école unique qui en donne trois? Y a-t-il eu un seul discours, découpé plus tard en trois? Y a-t-il eu trois discours primitifs, ultérieurement réunis en un seul? Il nous semble plus naturel de croire qu’il y en a eu trois, et que les textes tibétains, en isolant, en mettant à part l’enseignement relatif aux deux extrêmes et à la voie du milieu, de manière à présenter l’enseignement des vérités comme postérieur, sont dans la vérité morale, d’où nous pouvons conclure qu’ils sont dans la vérité historique. C’est aussi à bon droit, sans doute, qu’ils séparent de l’enseignement des vérités ellesmêmes celui de leur évolution duodécimale; mais ici je fais une réserve; l’ordre adopté par ces textes, dans le but évident de donner à l’évolution duodécimale une importance capitale, doit être le résultat de remaniements postérieurs. Logiquement, et je puis dire historiquement, c’est la définition et f explication des vérités qui doit venir en premier lieu, révolution duodécimale doit suivre, et même, si les réflexions que nous avons présentées ci- dessus sont justes, suivre à un assez grand intervalle. Que les textes aient généralement réuni bout à bout ces diverses joarties , on le comprend sans peine; c’est à la critique de se tenir en éveil, et de rétablir l’état primitif. Nous croyons donc que les textes pâli et sanskrit ont supprimé à tort les intermédiaires, ou, si l’on veut, les intervalles, mais conservé l’ordre

naturel et historique; que le texte tibétain a dénaturé cet ordre, mais en conservant les intervalles. Nous admettons les divisions, ou, pour mieux dire, les séparations indiquées par le texte tibétain , mais en maintenant l’ordre de succession adopté par le texte pâli, et suivi par le Mahâvastu et le Lalitavistara,

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