FIÈVRES PALUSTRES. 23S
fyphoïdej apparaissent aussi dans la luberculisation aiguë, la scarlatine, la rougeole, la péritonite, les phlegmons de la fosse iliaque droite (voir page 223), etc.
Quant à l'herpès, celle de toutes les éruptions à laquelle on contestera le moins une valeur critique, il est fréquent dans les fièvres vernales; je l'ai vu 3 fois avec l'angine pultacée, jamais, durant ces quatre années, avec la pneumonie; on connaît la fréquence de l'herpès, soit aux lèvres, soit aux paupières, soit au pourtour du conduit auditif, chez les malades atteints de méningite cérébro-spinale.
Un herpès zona a été un des derniers accidents du malade enlevé à la suite de la rupture d'un abcès de la raie (voir page 202) ; ce fait rappelle l'affinité admise entre le zona et les affections soit du foie, soit de la rate.
8° Éruption varioli forme. — Il suffit de suivre un certain nombre de malades atteints de fièvre typhoïde, pour voir se développer, indépendamment de toute constitution médicale, cette éruption constituée par de grosses pustules, occupant parfois toute la face postérieure du tronc, beaucoup plus douloureuses, mais, suivant mes observations, d'un pronostic bien moins grave que les plaques gangréneuses de la région sacrée; cette éruption commence avant la fin du deuxième septénaire, elle est successive, et se prolonge parfois dans la convalescence oii elle se manifeste sous une forme anatoraique plus considérable, celle de l'ectbyma.
ARTICLE III
FièTres et cachexies palustres.
Plus de cent malades sont entrés dans mes salles pour des accidents, soit aigus, soit chroniques, entraînés par l'intoxication palustre qui les avait frappés hors de France.
l'Yltl XIES.
Ainsi j'en ai reçu :
45 venant d'Italie.
— d'Afrique.
— du Mexique^ oliyj ,?.o<naii 1 ri
— de Corse.
46 Syrie.
— . .'.de Cocliinchine.
— T de l'île Bourbon.
;iCes enfi-ants venaient à l'hôpital, soil en raison de l'extrême affaiblissement causé par la cachexie palustre, soit en raison du retour des accès qui, dans nos climats, se renouvellent habituellement sous le type tierce. L'un d'eux a été rapidement enlevé, je l'ai dit plus hayt, par une pneumonie; un autre a été frappé d'un accès comateux dont le sulfale .de quinine a prévenu le retour ; il est sorti guéri. Rien, chez les autres, ne s'est manifesté d'inquiétant; tous ont éprouvé les heureux effets du quinquina quand il y avait simplement cachexie, du sulfate de quinine quand il y avait réapparition des accès fébriles.
Les plus profondément atteints étaient les 12 malades revenant du, Mexique,; quelques-uns, après quelques semaines seulement de séjour dans ce pays, en ont rapporté une,, rate descendant jusqu'à l'ombilic, offrant 0°',20 et plus de hauteur à la percussion dans le sens vertical ; l'imprégnation morbide avait été certainement plus rapide chez eux que chez leurs camarades revenant d'Afrique ou d'Italie.
Je n'ai pas à insister ici sur les caractères de la cachexie palustre, si bien décrite par les médecins militaires depuis notre conquête de l'Algérie. Je crois pouvoir seulement m'autoriser de ma pratique du Val-de-Grâce Rour critiquer une assertion émise à chaque instant dans nos climats, par ceux-là môme qui rencontrent le moins de ces victimes de l'intoxication palustre : ainsi, devant une mort rapide enlraînéepar des accidents qu'on ne s'explique pas ou qu'on ne sait pas expliquer, soit à ses auditeurs, soit à