CHAPITRE II
MALADIES DES VOIES RESPIRATOIRES ET CritCULATOlRES.
ARTICLE I"
Bronchite.
De toutes les maladies aiguës, la bronchite a de beaucoup été la plus commune; j'en ai reçu près de cinq cents cas. Les moments de sa plus grande fréquence ont exactement correspondu aux époques des abaissements de température les plus considérables; il en résulte que ce sont les mois de janvier qui en ont fourni le plus grand nombre; la moyenne, pour ces mois, durant les quatre annces, a été de 27.
Dans tous ces cas, la maladie s'est manifestée aux degrés les plus divers : depuis le rhume le plus léger, inappréciable à Tauscultation, sans retentissement sur l'économie, jusqu'à la bronchite la plus profonde dont l'ensemble symptomatique se traduisait par une réaction générale assez vive, fièvre, céphalalgie, sueurs abondantes, et par des signes physiques analogues à ceux de l'accès d'asthme (orlliopnée, râles sibilants, ronflants, et bulleux, de volume variable). Et cependant, dans cette nombreuse catégorie de malades, si intimement liée, au point de vue étiologique, à l'action du froid, je n'ai pas eu un seul décès. Cela tient à ce que, chez un adulte qui n'est atteint ni de tubercules, ni d'affection du cœur, ni de cachexie d'au-