‹ Études critiques et exégétiques sur les Perses d'EschyleChapitre 10 sur 21 · ἫΝ 0,2 ΠΕΡ UP · texte numérisé non relu

ἫΝ 0,2 ΠΕΡ UP

existimandum est scriptorem oblitum priorum aliter pergere. »

C'est très-bien ! Seulement je crois que Hermann se trompe s'il suppose que le καὶ attendu par le τε, et remplacé par de par suite de la complication des deux rapports qu'il signale, devait primitivement lier les deux prédicats διωλλυϑ᾽ et διεκπερῶμεν. Le passage de l’un à l’autre de ces deux rapports n’a pu se faire que par une anacoluthe qu'il s'agit de justifier.

Lorsque le messager commence son récit en ces mots : στρατὸς ὁ λοιπὸς ἐν τε Βοιωτῶν χϑονὶ διωλλυϑ᾽, | son idée principale est celle-ci : l’armée de terre ἃ péri successivement tout entière. Le καὶ (ou un second re), attendu pour correspondre au re, trouverait proprement sa place à chacune des stations où le messager mentionne successivement les désastres qui ont détruit cette armée, vers 485, ἔνϑω dy πλεῖστοι Savon, M puis v. 501, πῖπτον δ᾽ ἐπ᾽ ἀλλήλοισιν; enfin l'idée s'achève, v. 503, ὅσοι δὲ λοιποὶ κάτυχον σωτηρίας....,. où le petit nombre de ceux qui ont été sauvés constitue à peine une exception.! Le messager revient donc à l’idée qui ἃ été son point de départ.

Ce que le messager voulait dire d’abord, c'était : στρατὸς ὃ λοιπὸς ἔν τε Βοιωτῶν χϑονὶ διώλλυτο, ἀμφὶ xonvaioy γώνος δίψῃ πονοῦντες, καὶ ἔν γῆς ᾿Αχαιΐδος

! Le καὶ de κἄτυχον est restriclif : ὅσοι καὶ est à peu près synonyme de εἰ καί τινες.

ὦ LU

πέδω, δίψῃ λιμῷ τε πεσόντες. Mais l'obligation de suivre les mouvements de cette armée a nécessairement déterminé une anacoluthe, que le poëte a attachée au οἱ μὲν, v. 478, et qui consiste dans le passage du participe au verbe de mode fini. Sans ce passage, oi μὲν et οἱ de auraient été, chacun avec un participe, en apposition de στρατὸς, « les uns s’arrêtant à rechercher ou à savourer le breuvage de l’eau, qui causa leur mort, tandis que les autres, résistant à la tentation, poursuivaient leur course (sous forme participiale). » L’anacoluthe, ou passage du participe au mode fim, a été facilitée par le fait que le premier participe pouvait s'appuyer sur le prédicat διωλλυϑ᾽, en sorte que oi μὲν conduisait naturellement à un οἱ dé accompagné d’un prédicat.

᾿ PREMIER STASIMON

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