INTRODUCTION
οἱ δ᾽ ὡϊβοογόοι Περσίδες ἀνδρῶν ποϑέουσαι ide ἐρτιζυγίαν,
PREMIER STASIMON. VERS 597-600. 63
πενθοῦσι γόοις dxopéTToi. 540 > \ N / 07 ᾽ / κώγω 0€ μόρον τῶν οἰχομένων
αἴρω δοκίμιως πολυχενϑη. (Herm.)
Cette introduction anapestique au premier Stasimon ἃ été tourmentée de diverses manières par la critique. À part le premier vers, qui est tronqué, le morceau doit être conservé dans son intégrité, et c’est à l'interprétation plutôt qu'aux corrections qu'il faut avoir recours pour l’expliquer.
Pour éviter le paroemiaque au commencement d’un système anapestique, Turn. et Vict. ajoutent ὠλλ᾽ au commencement du vers ; mais alors le premier dimètre enjambe sur le second, de sorte qu'à moins de transposer les deux mots, et de lire ἀλλ᾽ © βασιλεῦ Ζεῦ, il faut introduire dans le vers un monosyllabe quelconque. Blomf., d’après une conjecture de Schütz, intercale un μὲν entre νῦν et Περσῶν, mais il ne dit pas quel rapport il établit entre ce μὲν et le δὲ du vers 532 πολλαὶ δ᾽. Hermann propose vu yo, le yap rendant raison de l’exclamation ὦ Ζεῦ βασιλεῦ. Dindorf, τίπτε σὺ Περσῶν. Alii alia. J’y reviendrai plus tard, quand j'aurai dégagé l’idée de ce système.
Mais les difficultés que présente ce passage ne portent pas sur le monosyllabe requis ici par le mètre. Toute la question est de savoir à quelle idée substan-
tive se rapporte πολλαὶ du v. 532. La plupart des
interprètes supposent & priori qu'il s'agit ici des mères, comme dans le système suivant (vers 536 sqq., αἱ δ᾽ ὠβρογόοι. ...), des épouses '. Blomf. rapporte le πολλαὶ aux vierges ou, dans un sens plus spécial, aux fiancées. Mais Hartung fait observer avec raison que les fiancées à long terme ne constituaient pas une classe spéciale dans la société grecque, et revient à l'idée des mères. ς
Hermann, s’attachant aux caractères μαγνώ qui se trouvent dans le manuscrit de Vitemberg après le mot κωλύπτρας (altéré en καλύπτας), ou après le mot κατερεικόμενωι (d'après Well), lit en un dimètre :
Hatng: μᾶτρες πωίδων κατερεικόμενωι,
Didi: κατερεικόμενωι μητέρες οἰκτρωὶ
Toutes ces restaurations reposent sur un bien faible fondement. D'ailleurs rien ne nous oblige, rien même ne nous invite à rapporter la phrase zoAAaï.... μὲτέχουσαι Spécialement aux mères. S'il s'agissait spécialement des mères, σῶσαι serait bien plus l’expression propre que πολλαὶ, et l'expression ἄλγους μετέχουσαι semble caractériser une participation à une douleur dont ces femmes sont moins directement atteintes que ne le seraient spécialement les mères.
πολλαὶ désigne ici Les femmes en général, et αἱ δ᾽ οὐββρογόοι.. . « « les épouses en particulier. La désola-
i Comp. Dindorf, 5° éd., p. LXIIE.
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tion des pères et des mères sera décrite dans l’antist. β΄ τοκέες δ᾽ ἀπαιδὲς.... . Je vois dans ce tableau le pendant et la réalisation de celui que l’imagimation des vieillards se traçait avant la réception de la fatale nouvelle. Gomp. l’analyse que j'en ai faite ci-dessus, p. 12-21. Tout est parallèle dans les deux tableaux : les σολλαὶ sont le γυναικοπληθὴς ὅμιλος du vers 122 (antist. δ΄ : κωλύπτρως κατερεικόμενωι Correspond à ἐν πέπλοις πέσῃ λωκίς Au ν. 124 : δάκρυσι κόλπους τέγγουσ᾽ répond, avec une autre application, à λέκτρώ πίμπλαται δωκρύμωσιν Au v. 133. Le troisième système, v. 536 sqq., αἱ δ᾽ &fBooyou.... est le pendant de l’antist. ε΄, 182-138. Ici comme là, les περσίδὲς, les femmes perses, sont les femmes mariées, aujourd'hui veuves. Ποϑέουσωι ἰδεῖν, V. 537, exprime exactement la même idée que éxdoræ πόϑω εὐνατῆρω προπεμ ψαμένω, ν. 134-138. Enfin ἀφεῖσωι πενθοῦσι (qu’il faut lire ensemble) γόοις ὠκορεστώτοις n’est qu’un développement de l’idée des deux premiers vers de l’antist. ε΄. Cette interversion est la seule variante qu'il y ait entre les deux tableaux.
Maintenant, si nous remontons au commencement du morceau, il nous sera facile de reconnaître le rapport de ce premier système avec la strophe δ΄, y compris les deux premiers vers de l’antistrophe, v. 113- 121. Ce n’est même que par ce rapport que le mot vu trouve sa parfaite opportunité : « Ο Jupiter, le
τὴ VA λῪ
moment est donc venu, où devait retentir le fatal oha sur cette malheureuse expédition ! » J'ajouterai, en passant, que l’intercalation du γάρ de Hermann, ou d’ün νῦν δὴ, reçoit de ce contexte un haut degré de vraisemblance. La seule variante que présentent les deux passages, c’est que la ville d’Ecbatane remplace celle des Cissiens, mais c'est pour exprimer le même rapport, le retentissement du cri oha, de la ville de Suze aux autres villes de l’empire. ‘
Nous avons dans ce premier système l’idée générale du deuil (πένϑος, non simplement dolor, mais luctus) dont le désastre a couvert l'empire comme d’une sombre nuit. Le δὲ qui introduit le second système, πολλαὶ d'...., sert à attacher à cette idée générale un trait caractéristique, qui fait comprendre à quels excès doivent se porter les démonstrations de la douleur (ἄλγος). Nous aurions eu ce même dé dans le passage parallèle, antist. δ΄, 199, τοῦτ᾽ ἔπος .... druav, si la forme de l’idée, au lieu d’être participiale, eût été tournée par le mode fini.
Les discussions qui se sont élevées sur la variante ὠταλαῖς, V. 092, n’ont plus d'importance dès qu'il s’agit ici des femmes en général : la leçon la mieux appuyée par les manuscrits, éræAais, doit rester.
! Je recommande l'étude de ce parallélisme minutieux aux historiens de la littérature grecque, dans l'appréciation qu'ils ont à faire de la place qu'ocecupe la tragédie des Perses dans le développement artistique et littéraire des œuvres d'Eschyle.
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La raison métrique invoquée au profit de l'intercalation proposée n’a aucun fondement. Il n’y a pas plus de raisons de requérir un second dimêtre avec κατερεικόμεναι, Qu'il n’y en aurait pour en ajouter un à στρατιαν ὀλέσας dans le premier système. Au contraire, si l’on compare attentivement les deux systèmes, on y voit la même structure métrique, avec la seule différence d’un dimètre (d’un vers) de plus dans la première partie du premier système. Dans lun comme dans l’autre, le dimêtre s’allonge d’une dipodie pour lexpression du participe, et la période métrique s’arrondit, dans l'expression du verbe et de ses accessoires, par deux dimètres, en se terminant par la catalexis.
Il est à peine nécessaire de confirmer l'opinion, généralement adoptée aujourd'hui, qui rejette la tmèse, par laquelle on construisait dia avec τέγγουσι, pour lire, en un mot, διωμυδαλέοις, dût ce composé être un apaxlegomenon : κόλπος signifie moins le sein, dans ce passage, que la partie du vêtement (sinus) qui le couvre, et l’épithète διωμυδαλέοις donnée aux larmes qui la trempent de part en part (qui linondent, comme nous dirions) n’a rien que de parfaitement légitime.
Le troisième système, que j'écris et ponctue de la manière suivante :
« vdi ἢ 68 ÉTUDES SUR LES PERSES D’ESCHYLE.
αἱ δ᾽ dfooyéo Περσίδες ὠνδοῶν 536
ποϑέουσωι ide ὠρτιζυγίαν,
exprime un renforcement de douleurs et de regrets dans la personne des jeunes épouses. « Et les épouses (δὲ, vero) ! livrées à leurs tendres regrets (recte Schütz «luctui molliter indulgentes»), les jeunes femmes Perses, qui soupiraient après le moment de revoir des époux à qui elles étaient unies depuis peu, ayant perdu pour jamais les embrassements de leurs époux sur leurs couches voluptueuses, douce jouissance d'une tendre jeunesse, exhalent leur douleur par d'insatiables gémissements.
Il faut, au v. 538, effacer le τ᾿ qui suit λέκτρων dans toutes les éditions (M. Ox., Ald. Turn. l’omettent), et alors χλιδανῆς ἥβης τέρψιν est en apposition de εὐνεὶς ; ou, si on conserve τ᾽, il ne peut lier que εὐνεὶς à ἐρτιζυγίαν : mais, quoique les mols λέκτρων εὐνεὺς εἶβροχίτωνας soient bien traduits par Schütz, consuetudinem cum viris in lectis molliter stratis, ce second régime, construit avec ἰδεῖν, est d’une propriété contestable. Dans aucun cas τ᾽ ne peut lier les deux participes ποϑέουσωι (imparfait) et dDeiræ (aor.). Ce
hors
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dernier participe ne doit pas être traduit avec Schütz,
qui d’ailleurs conserve r, par feneræ juventutis usurd privatæ, mais par «{eneræ juventutis usurû desperatä, » cum desperaverint usuram. Cet aoriste doit s’appuyer directement sur le prédicat πενθοῦσι. Il faut en conséquence effacer la virgule par laquelle toutes les éditions l’enferment dans ce qui précède, puisque ce participe ne peut se construire parallèlement à ποϑέουσαι ni par la particule τε ni par asyndeton.
Au vers 540, Hermann, et avec lui Hartung et Dindorf corrigent ὠκορεστώτοις en εἰκορέστοις. Friget superlativus, dit Hermann. Au contraire, le superlatif est ici et doit être brûlant. L’éminent critique ajoute le véritable motif de sa correction : « omnis sermo ita institutus est ut vix dubites quin singulæ ejus partes, commemoratio Jovis, matrum, uxorum, chori ipsius, paroemiaco terminatæ fuerint. »*
Cette nécessité du paroemiaque me paraît beaucoup moins impérieuse, parce que 16 considère les deux derniers vers, moins comme lexpression de la douleur des vieillards, énoncée pour elle-même et parallèlement aux précédentes, que comme une transition aux strophes qui suivent. Je ne puis prendre αἴρω dans le sens du moyen, soit qu’on le rende par suscipio (canendum), avec Schütz, soit qu’on le traduise par 7e prends ma part de, non plus que dexi-
1 Comp, Dindorf, 1. c., et Hartung, p. 144,
μῶως dans le sens de vere, prorsus (Schütz) en le rapportant à roAureyQ. Αἰρω signifie 7 élève, j'exalte, tollo, extollo,' et δοκίμνως (Scol. λωμπρῶς) avec une solennité convenable («gehærig» Passow, qui cite, avec raison, le δόκιμον ὕμνον de Pindare, Nem. II, 18) à une hauteur qui réponde à l'immensité de ce deuil. « Que ma voix donc aussi élève à la hauteur d'un deuil public le sort lamentable de ceux qui ont péri. » Le Chœur entre solennellement dans le rôle d’organe de la nation elle-même, qui est, comme on sait, un des traits de son caractère idéal.
Je serais plus décidé à prendre αἴρω pour un subjonctif,* si la phrase κώγω d6.... αἴρω avait le tour
STROPHE αἱ 543-552
Quelques éditions conservent la leçon vulgaire du premier vers de la strophe :
γῦν yo δὴ πρόπασα μὲν στένει, en un dochmico-iambique - “ Φυ-- υδξυ-»
Hermann comme un exemple d’une strophe com-
Ἢ Comme dans ce passage de Démosthènes, cité par Bothe : αἴρειν τὸ πρᾶγμα λόγῳ καὶ Φοβερὸν ποιεῖν.
? Comp. Schneider, die Perser. Leipz., 1837, p. 450.
ss
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mençant par le trochaeus semantus, qu’il compare au v. 149 de l’Agamemnon. I faut effacer ou le γάρ, avec Porson, Blomf., Dindorf dans ses Metra, Ox. 1849 (5e édit. ἡ ya), Hartung, ou le δὴ (omittunt Ven. B. Par. N) avec Brunck, Schütz, Well; ce qui donne cinq iambiques, terminés par un dim. troch. qui introduit le changement du rhythme. Comp. Dind., Metra, p.26. J'en réserve la critique au vers correspondant de l’antistrophe.
Dans le second vers, Hermann corrige ἐκκενουμένω en ἐκκεκενωμένω. Cette correction me semble superflue. Le part. parf. pass. présente l’idée de la désolation comme un état de fait consommé, en un simple rapport objectif « dans son état de dépopulation ; » tandis que le partic. prés. moyen la présente en un rapport subjectif et vivant avec le verbe στένει, qui répond mieux à la situation : « la terre d'Asie gémit en se voyant, en se sentant, dépeuplée. » La nouvelle est assez récente pour que la catastrophe soit présente, comme un fait qui s’accomplit, dans la conscience des peuples de l'Asie.
Dans les vers 547-8 :
Blomfield, citant l'homérique πότμον ἐπισπεῖν, traduit ἐπέσπε adsecutus est, et c’est vraisemblablement ce qu’entendait le Scoliaste : « ὁ Ξέρξης δὲ πάντω τὰ
κακῶὼ δηλονότι (leg. ὁ Ξέρξης δὲ πάντω, τὸ κακῶ = λονότι) ἐπέσπε καὶ ἐπεσπάσατο ταῖς βαρίδεσσι ναυσί.» Herm. ἃ tort d'induire de cette scolie que le Scoliaste lisait, dans le texte, ἐπέσπασε. Le Scol., par l’addition des mots καὶ ἐπεσπάσατο, lirait un sensus prægnans de ἐπέσπε: « Xerxès ἃ trouvé, ef a attiré sur ses vaisseaux » ; Car il ajoute : σώσας γαρ κατέϑραυσεν ἐκεῖσε.
Le sens de ces deux vers est bien rendu par le traducteur latin : « Xerxes omnia imprudenter administravit » (sur ce sens du verbe, comp. v. 38). « Xerxès a tout compromis par l'emploi de ces βαρίδες.» Quand on compare, comme je serai dans le cas de le faire tout à l'heure, la strophe et l’antistrophe, on reconnaît immédiatement un de ces passages où se révélent le ton et l'idée principale de la composition, la glorification de la ville de Pallas : si c’est à l'emploi de la marine qu'il faut rapporter toute la faute de Xerxès, c’est donc à la flotte et au génie maritime des Athéniens que la Grèce a dû son salut.
Vers 549 : τίπτε Δαρεῖος μὲν oùrw..... Schütz admet la correction de Heath οὔπω ; mais le sens de οὐκέτι donné à οὔπω n’est pas possible; et d’ailleurs τί ποτε Marque un étonnement que ne rend pas son cur tandem. L'étonnement porte sur limpéritie de Xerxès, qui n’a pas imité la sagesse de son père. Hermann : «sonsus est, cwr olim Darius sic sine
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damno civium regnavit, neque idem fecit Xerxes ? »
La réponse à cette interrogation serait, d’après Har-
tung, « parce que l’orgueil n'avait pas aveuglé son
intelligence. » La vraie réponse est implicitement comprise dans l'emploi des βαρίδεσσι ποντίαις, (parce qu'il n'avait pas la folie de se confier à la mer (τόξἄρχος, 991) ». Il est vrai que l’idée principale porte sur la proposition sous-entendue « neque idem fecit Xerxes », mais, d’après une observation que je dois à mon collègue, M. le professeur Vuithier, cette idée est soulevée par l'emploi du μὲν (Awosios μὲν), et elle est encore présente après le retentissement des trois Ξέρξης qui précèdent.
ANTIST. αἱ
Je ne puis donner à l’épithète ὁμόπτεροι, au second vers de l’antist., le sens banal d’une épithète habituelle, similia vela ou similes remigii alas habentes (v. Blomf.). Hermann ἃ bien soupçonné que cette épithète se rapportait à l'union et à la solidarité des hommes de terre et des hommes de mer dans cette destruction de la flotte. « Dictum esse videtur quod prosa oratione sic exprimas, πεζούς τε ὁμοίως καὶ ϑαλασσίους, pedites atque nautas parier nigræ naves et vexerunt et perdiderunt. »
Dans les deux autres passages d’Eschyle où ce mot est employé, Choeph. 168, et Suppl. 211, ainsi que dans Aristoph. Aves 230, l'épithète présente l'image d'un couple de frères, ou d'animaux de la même race; ce serait aussi l'image de deux chevaux attelés au même joug. Pour conserver la leçon ὁμόπτεροι, il faut nécessairement demander à l’étymologie, plutôt qu’à l'usage, la signification de cette épithète. Moyennant une légère modification, la paraphrase de Herm. donnerait un sens satisfaisant : pedites atque nautas uno eodemque volatu cœruleæ naves et vexerunt et perdiderunt. «D'un seul vol, les entraînant ainsi dans une même perdilion, emmenèrent et perdirent hommes de terre et hommes de mer.» Cette signification aurait l’avantage de donner à l’épithète le sens prédicatif, qui me paraît ici requis; quant à l’épithète κυανώπιδες, On en sent la parfaite opportunité; elle marque bien l’idée de ce domaine de la mer qui devrait être étranger aux πεζοί : « Hommes de terre et hommes de mer, les emmenant du même vol dans leurs flancs azurés, les vaisseaux...» Néanmoins ce tour de force étymologique me laisse encore des scrupules, et je propose la correction ὁμοπτέρους, qui permet de laisser à l'adjectif ὁμόπτερος une signification analogue à l'usage d'Eschyle et de tous les auteurs et Scoliastes que nous possédons.
Abordant maintenant le premier vers de l’anti-
strophe :
RU
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πεζούς τε γὼρ καὶ ϑωλασσίους, je suis bien tenté de supprimer le καὶ plutôt que d'effacer le yæ0. Mais alors comment justifier le re?
En relisant attentivement les deux strophes, je vois qu’elles se répondent, de manière que la seconde (antist.) confirme la première. Tout y est symétrique : aux trois Ξέρξης répondent les trois νᾶες ; les six premiers vers de la seconde confirment la réprobation prononcée contre les βαρίδες, et, comme je viens de le dire, ce rapport est encore accentué par l’épithète κυανώπιδες, comme, dans la strophe, par lépithète ποντίωις. Les quatre derniers vers opposent la témérité expiée de Xerxès à la sagesse de Darius qui, lui, marchait à la tête de son armée de terre, de ses πεζοί et de ses ἱππεῖς (τόξωρχος). Je crois donc le ya nécessaire, et c’est bien le καὶ qu’il faut effacer, et lire ϑαλωσσίους . Ce S est vraisemblablement l’origine de cet inconcevable αἵδ᾽ ou αἱ δ᾽ des manuscrits, lequel se sera introduit après l’intercalation du καὶ.
Ici je suis interrompu par l’un de mes auditeurs, qui me signale cette leçon dans l'édition qu’il ἃ sous les yeux. Vérification faite, je vois que c’est tout bonnement l'édition de Schütz, qui n’a pas mentionné cette correction dans son commentaire, et que cette correction est de Brunck. Soit! #nventum invenio ; mais cette confirmation m’enhardit d'autant plus à
déclarer que je considère cette restauration comme définitive.
Au v. 558, dit δ᾽ Ἰαόνων χέρας.
Hermann corrige διο y. Je crois plutôt que ce vers exprime, après πανωλέϑροισιν ἐμβολαῖς, une autre manière de périr, due cependant aux vaisseaux, à ce malheureux champ de bataille choisi par Xerxès. Le Chœur ne peut prendre les traits de ses tableaux que dans la narration de l’angelos. Le vers 557, νᾶες raywn...., reproduit les mouvements décrits 404- 411, ἤρξε δ᾽ eue. . .., et le vers 558 reproduit HAS, κύκλῳ πέριξ ἔϑεινον, et surtout 419-93 τοὶ δ᾽ ὥστε ϑύννους.... ὠφείλετο. La périphrase διοὶ δ΄... χέρας est en même fonction que le datif ἐμβολαῖς : c’est le dé employé seul, comme s'il était précédé de πανωλέϑροισι μὲν ἐμβολαΐς. |
Au v. 559 sqq. τυτϑεὶ δ᾽ ἐκφυγεῖν... ὡς ὠκούομεν.
Ce n’est point ici la construction de l’accusatif avec l'infinitif employée dans les exclamations «et dire que le roi lui-même....l»; bien moins encore ὡς, comme l'écrit Schütz, « enim vero sic quidem ipsum regem vix elapsum esse e Græcorum manibus audimus Thraciæ per campestres et frigidas regiones revertentem. » La place de ὡς ὠκ. Π6 permet pas non plus de construire ὡς ὠκούομεν ayaxra ἐκφυγεῖν, EN
1 Heimsoeth, die Wiederh., p. 348 sqq., ne m'a pas converti à sa reslauralion.