PÉTER D
174 / AIŒVTOG TELIXAUTT
n ”/ \ n vaTos EXEL τῶ Περσῶν.
Porson, Blomf., Hart. et Herm. lisent ἄρουραν. La correction est ingénieuse, en tant qu’elle fait disparaître l’'hiatus et évite l’apposition; elle peut même s'appuyer sur le Lipsiensis, qui lit ὠρουρωι, Sans accent. Cependant la vulgate peut se soutenir, moyennant qu’on traduise «un champ ensanglanté, » et non
R ἃ STASTHON: VERS 527-000
la Perse» ; mais, dans le sens politique, « la 1 1issance des Perses, comme race prédominante dans lempire, en opposition aux races qui ont dominé sur l'Asie, Mèdes, hu Babyloniens ; évidem-
᾿ rent en rapport avec οὐκέτ, περσονομοῦνται, οὐκέτι
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ATOZZA
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Ce discours d’Atossa, qui rentre sur la scène en apportant les objets destinés aux offrandes. qu’elle veut adresser aux dieux Mânes, sépare seul le premier du second stasimon.
Φίλοι, κακῶν μὲν ὅστις ἐμπείρος κυρεῖ ἐπίσταται βροτοῖσιν ὡς ὅταν κλύδων κακῶν ἐπέλϑῃ πάντα δειμαίνειν Φιλεῖ" δειμιαίνειν dans le sens de ferrere (Well.), avec πάντα pour sujet, serait inadmissible à cause de πεποιϑέναι, ν. 604, qui est en construction parallèle, quand bien même on admettrait cette prétendue signification factitive de δειμαίνειν. ! Faut-il tirer un singulier de βροτοῖσιν pour en faire le sujet de Φιλεῖ,
L Passow, dans son Dictionnaire, l’admet, sans citer d'autre autorité que Plat., de Leg., IX, p. 865 E. Mais cette signification repose sur une interprétation erronée de δειμαίνει, donnée,
celui à qui le cas arrive ? J'en doute fort; le passage du pluriel au singulier, quand 1] ἃ lieu, ἃ toujours plus ou moins sa raison d’être. Dans tous les cas πάντα est à l’accusatif, régime de δειμαίνειν. Je crois que @Aeï est pris dans un sens général (impersonnel) fieri solet ; le sujet de δειμαίνειν n’est pas exprimé, à cause de son caractère général, mais il se tire facilement (βροτοὺς où rw) de βροτοῖς; mais il ne se tirerait pas aussi facilement au nominatif ((βροτὸς, τὶς) comme sujet de φιλεῖ : « tout craindre est ordinairement le cas, ce qui arrive. » Avec φιλεῖ, dans le sens de solet, c'est plus souvent l'infinitif-objet qui est supprimé, comme dans cette phrase: οἷω dy ἐν roλέμῳ Que (γίγνεσθαι). Plat, Rep., V, p. 467 B; mais il arrive aussi que c’est le sujet ; ainsi dans ὡς
δὴ φιλεῖ περὶ πραγμάτων τηλικούτων λόγον ἔχειν dy-
il est vrai, par tous les traducteurs (version latine, édition Bipontine, vol. IX, p. 28. Cousin, t. VIII, p. 175). Cetteexpression ne fait que reproduire l'idée de φόβου καὶ δείματος. ... πεπλη-ρωμένος qui précède, et doit être traduite, non par ferret, mais par metu turbatur (dsmoive = ταροίττεται, Teuflel). L'exposition mythique de la pensée de Platon n’a pas été comprise. Elle repose sur l'opinion qui attribue, pendant un certain temps, au mort la vue des choses qui se passent dans les lieux de son séjour terrestre, et dont il peut être affecté, ainsi que la persistance de l'émotion (ϑυμοῦτοαι) dont il ἃ été saisi au moment des violences auxquelles il a succomhé. De son côté le meurtrier, qui partage celte croyance, attribue le malaise et le trouble qu'il éprouve à une action exercée sur lui par sa victime,
ϑρώπους σχολὴν ἄγοντας. Plut. Pomp. 73. (Comp. le Dictionnaire de Passow.) φιλεῖ, la coutume est, in usu est (συμβαίνει, εϑος ἔχει. Suidas). Dans notre passage, comme dans celui que je viens de citer, le sujet doit se prendre dans l’infinitif lui-même accompagné de son sujet à l’accusatif (ici sous-entendu).
Cette note était écrite, lorsque j'ai pu consulter l'ouvrage de Heimsoeth, die ind. Ueberl., où je trouve, p. 124, la correction :
ὡς ὅτῳ κλύδων κακῶν ἐπέλϑῃ, πάώντω dupaivey Φιλεῖ"
Le pronom relatif ὅτω fournit sans doute, par son antécédent sous-entendu, un sujet commode pour le verbe φιλεῖ, Cependant cette leçon demeure sous sa responsabilité personnelle, et ne se déduit pas rigoureusement des scolies par sa méthode de restauration. Les Scol. À et B, le premier avec la leçon altérée ἔμπορος (pour ἔμπειρος), le second avec un témoignage en faveur de la vraie leçon ἔμπειρος par son interprétation καὶ μέτοχος καὶ συνήϑης ἐστὶ κακῶν, S'efforcent l’un et l’autre de tirer de ὅστις ἔμπειρος κακῶν κυρεῖ le sujet de Φιλεῖ, C’est même à cet ἴον! qu'il faut, ainsi que Pobserve Heimsoeth, attribuer la leçon ἐπίστασο mentionnée par le B. Nous n’aurions pas tous ces ambages des Scoliastes, s'ils avaient lu ὅτω dans le texte qu’ils commentaient. La leçon ὅτῳ entraîne nécessairement une correction dans la pre-
Ré 3.