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Génie du Christianisme, I, iv, 2, et note H

de la hutte*? » naturaliste, recueilli pour M. de Malesherbes des descriptions de la faune et de la flore du Canada? Ce n'était rien encore : « Voyageur, j'ai aspiré à la découverte du monde polaire^ ». Il s'agissait, en effet, — simplement, — de résoudre « en tournant sous le pôle » la question du passage de la mer de Behring dans l'Atlantique par le Nord, « de faire sur la vastitude de l'Amérique les conquêtes réalisées depuis par les explorateurs anglais, d'imposer des noms français à des terres inconnues, de doter la France d'une colonie sur rOcéan Pacifique, d'enlever le riche commerce des pelleteries à une puissance rivale, d'empêcher cette rivale de s'ouvrir un plus court chemin aux Indes ^ ».

Aussi, les souvenirs de ces hautaines entreprises avaient comme pénétré la vie de Chateaubriand, et vingt ans, trente ans plus tard, dans le train journalier de l'existence, mille réminiscences involontaires évoquaient soudain à ses yeux la nature du Nouveau-Monde. S'il se promenait avec M, de Marcellus dans Regent's Park, il s'arrêtait pour lui nommer telle plante exotique, jadis observée par lui « dans les forêts de l'Amérique * ».

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