DEUXIÈME PARTIE
Où chercher, comment retrouver « la triste matière, sèche et terne, dont les Chateaubriand font des chefs-d'œuvre » ?
Le poète ne s'en étant guère expliqué, on est réduit à dépouiller au hasard les relations des voyageurs qui l'ont précédé au Nouveau-Monde. Donc nous en avons parcouru un certain nombre, depuis les récits de La Sale, composés à l'extrême fin du XVII® siècle, jusqu'à ceux de Saint-John de Crèvecœur, écrits à l'extrême fin du xMii®. On le verra, cette recherche n'a point donné de résultats complets, et plusieurs des sources de Chateaubriand nous échappent encore. Aussi, pour éviter une besogne inutile à qui achèvera cette ingrate enquête, nous dressons en note la liste des livres par nous
dépouillés et qu'il sera superflu d'interroger à nouveau : Chateaubriand ne les a pas connus ou n'en a pas tiré parti*. Ces livres éliminés, voici ceux qu'il convient de retenir :