‹ Études critiquesChapitre 50 sur 74 · Voici celte liste · texte numérisé non relu

Voici celte liste

La Sale, Dernières découvertes dans l'Amérique septentrionale de M. de la Sale, mises au Jour par M. le chevalier Tonti, gouverneur du fort Saint-Louis aux Illinois, Paris, 1697. — Journal historique du dernier voyage que feu M, de la Sale fit dans le golfe du Mexique,., par M. Joutel, Paris, 1713. — Voyage de la Ix)uisiane, par le P. Laval, Paris, 1728. — John Bartram, Observations on the inhabitants, climalCy soil^ rivers, productions^ animais,., made by Mr John Bartram in his travels from Pensilvania to Onondago^ Osvjego and the Lake Ontario, Londres, 1751. — An Account of East Florida with a Journal kept by John Bartram ofPhiladelphia..., Londres, 1765.

— Bossu, Nouveaux voyages dans l'Amérique septentrionale, Amsterdam, 1777. — Abbé Robin, Nouveau voyage dans l'Amérique septentrionale en l'année 1781, Philadelphie et Paris, 1782. — De Ghastellux, Voyages... faits en 1780, 1781 et 1782, Paris, 1784. — Michaux, Voyagea l'ouest des Monts Alleghanys.

— John F. D. Smith, Toar in the United States, containing an account of the présent situation of that country, Londres et Dublin 1782 {traduction française par L. de Barenton-Montchal, Paris, 1791). — John Filson, Histoire de Kentucke, traduit de V anglais par Parraud, Paris, 1785. — Lettres d'un cultivateur américain écrites de 1780 à 1786 et traduites de l'anglais par M. Saint-John Crèvecœur, Paris, 1787; — Voyage dans la Haute-Pensylcanie et dans l'État de New-York, par un membre adoptif de la nation Onéida [Saint-John de Crèvecœur], Paris, an IX (1801). — Ferdinand M. Bayard, Voyage dans l'intérieur des États-Unis pendant l'été de 1791, Paris, 1797. — Voyages de J. Long chez différentes nations de l'AméHque du Nord, traduits de l'anglais par le citoyen Billecocq, Paris, an II ; — Imlay, Topographical description of the westeim territory of N or th- America, Londres, 1792. — T. Gooper, Some information respecting America, Londres, 1795, — La Rochefoucauld-Liancourt, Voyage dans les États-Unis d'Amérique, Paris, an VII.

— Isaac Weld, Travels through the states of America, Londres, 1795-97, et (2« édition) 1799.

1° En première ligne, Tœuvre de Tillustre père jésuite François-Xavier de Charlevoix, rédacteur du Journal de Trévoux : Histoire et description générale de la Nouvelle- France ^ avec le Journal historique d'un voyage fait par ordre du roi dans V Amérique septentionale^ Paris, 1744, 3 vol. in-4°.

2° Autant qu'au P. de Charlevoix, Chateaubriand est redevable à William Bartram, voyageur et naturaliste américain, qui raconta en 1791 des voyages accomplis en 1773, 1774, 1776, 1778: Travels through North and South Carolina^ Georgia, East and West Florida^ the Cherokee country.,,^ Philadelphie, 1791; Londres, 1792; Dublin, 1793; 1 vol. in-8°.

3° Chateaubriand exploite encore, mais moins largement, Jonathan Carver : Travels to the interior parts of America, Londres, 1778, 1779, 1784, 1 vol. in.8^

A Toccasion, mais très accessoirement, Chateaubriand prendra encore quelque chose, soit à :

4° Le Page du Pratz, Histoire de la Louisiane, Paris, 1758, 3 vol. in-12«; soit à :

5** J.-E. Bonnet, Les Etats-Unis d'Amérique à la fin du XVIII' siècle, Paris, 1795, 2 vol. in-8°.

Chateaubriand n'a nommé nulle part, que je sache, ni Bonnet, ni Le Page du Pratz*; mais bien les trois autres, en passant. Jamais pourtant en telle manière qu'on pût soupçonner la nature de ses

1. A moins que l'auteur quMl appelle Duprat dans le Génie du Christianisme (I, IV, viii, note H) ne soit Le Page du Pratz,

obligations. Il les mentionne à Tordinaire en voyageur qui « ayant tout vu par lui-même » et « ne suivant personnç * » , daigne parfois rectifier ou compléter les dires de ses devanciers '.

Pour rapprocher les descriptions de Chateaubriand de leurs sources, nous ne suivrons pas toujours le même procédé : les œuvres de Charlevoix

1. Voici, sauf omission, le relevé de ces mentions. Chateaubriand a allégué Carver deux fois : dans le Génie du Chrisilanisme (I, V, x) pour ce trait que « le serpent à sonnettes, quand sa famille est poursuivie, la reçoit dans sa gueule », et dans la Défense du Génie du Christianisme (note F), pour établir que les ours d'Amérique grimpent, enivrés de raisin, à la cime des plus grands arbres. — Quant à Charlevoix, Chateaubriand a réimprimé, sous forme d'appendice au^Natchez, les quelques pages de VHistoire de la Nouvelle-France qui lui ont fourni le scénario de son poème : ainsi Corneille reproduit, au début de ses HoraceSy la narration de Tite-Live. Chateaubriand s'appuie encore de l'autorité du bon Père pour défendre ses ours ivres {Défense^ loc. laud.), et comme un chapitre du Génie du Christianisme, les Missions de la Nouvelle-France (ÏV, IV, viii), est composé presque tout entier de citations de Charlevoix imprimées entre guillemets, il y indique des références précises à son Histoire. Mais, dans le Voyage en AméHque, il ne nomme Charlevoix qu'une fois pour compléter, en voyageur mieux renseigné, - une de ses allégations (voir ci-dessous, p. 240). — Bartram enfin a eu l'honneur d'être nommé en trois occasions : d'abord au même passage que Carver et Charlevoix à propos des ours ivres de Meschacebé, puis en note d'un chapitre du Génie du Christianisme (I, V, x), où Chateaubriand décrit les puits naturels des Florides; enfin, en un passage plus explicite du Voyage en Amérique reproduit ci-après (p. 202) : Chateaubriand y annonce qu'il communiquera quelques extraits des Voyages de Bartram, où s'entremêleront ses rectifications. — Outre Charlevoix, Carver et Bartram, Chateaubriand s'est référé encore, en un passage du Génie, à deux ou trois autres voyageurs en Amérique. On verra ci-dessous (p. 284) que cette référence est inexacte.

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