MOEURS DES SAUVAGES
Mariages, Enfants, Funérailles.
Voyage^ p. 117-134.
* J'ai étudié au bord de leurs lacs les hordes américaines. »
{Itinéraire de Paris à Jérusalem^ 3« partie, éd. Le Normand, 1811, p. 204.)
Je ne sais où Chateaubriand a pris sa description des rites du mariage sauvage, — très semblables à des scènes de ballet, — et par exemple ces étranges maçons qui, sans repos, pour construire la cabane des époux, dansent en chantant des chansons. Quelques détails sont dus à Carver, quelques pages à Charlevoix. Chateaubriand doit à Carver : ses données sur le châtiment des adultères (Foy., p. 127 = Carver, p. 282); — sa description des berceaux (Foj/., p. 131 = Carver p. 167); — le
rite des épousailles, que Carver rapporte ainsi (Voy:, p. 125-7 = Carver, p. 279) :
Les futurs se placent sur une natte, au centre de la cabane, et prennent chacun l'une des extrémités d'une baguette de quatre pieds de long... Ils dansent et chantent, après quoi ils brisent la baguette en autant de parties qu'il y a de témoins présents. Chacun d'eux en prend une pièce et la conserve soigneusement.... En cas de divorce, ils la jettent au feu en présence des parties.
Carver a encore fourni à Chateaubriand ce détail (Foj/., p. 130 = Carver, p. 185) : « Les enfants des sauvages portent toujours le nom de leurs mères. C'est que les enfants, disent-ils, sont Touvrage du père quant à Tâme, et de la mère quant au corps. »
Voici le relevé des emprunts à Charlevoix :
Voyage Charlevoix
p. 126. Présents de noces p. 283-4