Espèce de cormoran », dit Charlevoix, p
avertit toujours la femme en travail avant de recourir à ce moyen ; elle n'hésite jamais à se sacrifier. » L'autre emprunt à Carver est cette description de la « cabane des sueurs » :
Voyage f p. 161. Carver, p. 296.
La cabane des sueurs est La manière dont les sauvages
construite avec des branches construisent leurs étuves est
d'arbres plantées en rond et simple. Ils placent en rond
attachées ensemble par la cime, six petites perches, qu'ils atta-
de manière à former un cône; chent ensemble parle sommet,
on les garnit en dehors de de manière à former une ro-
peaux de différents animaux : tonde, et ils les recouvrent de
on y ménage une très petite fourrures. On ne laisse qu'une
ouverture pratiquée contre petite ouverture, à pouvoir se
terre, et par laquelle on entre glisser dedans. Au centre de
en se traînant sur les genoux cette construction, l'on place
et sur les mains. Au milieu de des pierres rougies au feu, sur
cette étuve est un bassin plein lesquelles on jette de l'eau; il
d'eau que l'on fait bouillir en s'en élève une vapeur... qui
y jetant des cailloux rougis procure au malade une trans-
au feu; la vapeur qui s'élève piration abondante, de ce bassin est brûlante, et en moins de quelques minutes le malade se couvre de sueur.
Langues indiennes.
VoyagCy p. 167-176.
Presque tout ce chapitre porte sur la grammaire des Hurons. Chateaubriand nous dit en note :
« J'ai puisé la plupart des curieux renseignements que je viens de donner sur la langue huronne dans une petite grammaire iroquoise manuscrite qu'a bien voulu m'envoyer M. Marcoux, missionnaire au saut Saint-Louis, district de Montréal. »
ETUDES CRITIQUES. i6
Sommes-nous pourtant redevables à M. Marcoux de la contribution philologique que voici? Non, mais encore au P. de Charlevoix, bizarrement interprété par Chateaubriand :
Voyage, p. 170. Charlevoix, p. 197.
Le huron est une langue Dans le huron, tout se concomplète ayant ses verbes, ses jugue : un certain artifice, noms, ses pronoms et ses ad- que je ne vous expliquerais pas verbes. Les verbes simples ont bien, y fait distinguer les noms, une double conjugaison, Tune les pronoms, les adverbes, etc., absolue, Tautre réciproque ; des verbes. Les verbes simples les troisièmes personnes ont ont une double conjugaison, les deux genres, et les nom- Tune absolue, Tautre réciprobres et les temps suivent le que. Les troisièmes personnes mécanisme de la langue ont les deux genres...; pour grecque. Les verbes actifs se ce qui est des nombres et des multiplient à Tinflni, comme temps, on y trouve les mômes dans la langue chicassaise. différences que dans le grec.
Les verbes actifs se multiplient autant de fois qu'il y a de choses qui tombent sous leur action.
Outre M. Marcoux, Chateaubriand a, en effet, ici encore, largement exploité le P. de Charlevoix (cf. Charlevoix, p. 188-9 et 195-8). Quelques renseignements sur le natchez et le chicassais semblent pris à Bartram (II, 419, Dublin, p. 517), mais non tous : Chateaubriand devait connaître le dialecte d'Atala par quelque autre grammairien, que je n'ai pu découvrir.
Chasse.
Voyage, p. 177-191.
Emprunts a Charlevoix :
Voyage, Charlevoix
p. 179. Sacriflce expiatoire aux âmes des ours., p. il6