‹ Études critiquesChapitre 7 sur 74 · Paris, chez P. Jannet, in · texte numérisé non relu

Paris, chez P. Jannet, in

Charles Read (1872)*, Réaume et de Caussade (1877)' n'ont guère eu d'autre tâche que de le résoudre.

Or, le premier, Ludovic Lalanne, a ignoré ou négligé les deux manuscrits, pour s'en tenir aux seules éditions : il a reproduit celle de 1616, quitle à Tamender à l'occasion en y introduisant des leçons empruntées à l'autre édition. Et, de tous les partis qu'il pouvait prendre, c'est le seul dont l'illogisme apparaisse d'emblée, avant toute critique des variantes, à la seule lecture des titres de l'une et de l'autre édition, puisqu'il résulte de ces titres mêmes que l'édition de 1616 est l'édition princeps.

Quant à Ch. Read d'une part, à Réaume et de Caussade d'autre part, ils se sont rencontrés pour faire un autre choix : d'accord pour rejeter le manuscrit de Londres, d'accord pour négliger les deux éditions originales, ils s'en tiennent au seul manuscrit Tronchin : çà et là, quand ce manuscrit est par trop rnauvais, ils empruntent une correction à l'une ou à l'autre édition.

Pourquoi cette préférence accordée au manuscrit Tronchin? Ce choix est le bon, peut-être : encore serait-on curieux d'en trouver quelque part la justification. Si vous la demandez à Réaume et

Page 1