SUR I.A RIBI.E
cond auquel un nouveau rédacteur aurait ajouté des parties qui lui manquaient et donné une nouvelle forme '.C’est ainsi qu’auraient été formées les quatre premières parties du Pentateuque.
Bleek a trouvé que c’était trop encore. Il n’admet, en outre du Deutéronome, qu’un livre élohiste et un livre jéhovistc. L’écrit jéhoviste, qui serait du temps de Saül, aurait été remanié et augmenté par un écrivain du règne de David ; sous cette forme nouvelle, il serait devenu le document jéhoviste. Plus tard, l’auteur du Deutéronome aurait retouché et complété ce dernier écrit, et le résultat définitif de ce travail aurait été le Pentateuque actuel et le livre de Josué L
D’après M. Kuenen’ six documents différents sont entrés dans la composition du Pentateuque :
f* Le Livre de l'Alliance, le plus ancien de tous; M. Kuenen le retrouve dans Exode, xx, 22 — xxiii. Il pense que la rédaction en remonte probablement au règne de David (1053-1 01 o avant l’èrc chrétienne) .
2® Quelques lois, qui ont été enregistrées par le
' Herzog, Realeucyklop, l. xi, arlicle Penlaleuch.
• Bleek, Einleitung tn das aile Testament, p. 249 et suiv.
* Dans son Histoire critique des livres deT Ancien Testament, ouvrage des plus remarquables, dont le premier volume a dUS Iraduit du hollandais rn français par.M. Rieiron (Paris, Michel Lévy frères, 1866, in-8®J. Il est à désirer que la suile de celte Iraduetion ne se fasse pas trop attendre.
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ETUDES CntTIQUES
jéhovisle, mais qui ont dû d’abord exister à part. Ce sont Exode xiii, 3-G, xxxiv, 10-33, et Lévilique, xviii-xx. Sous le rapport de l’antiquité, ces passages viennent aprHlc Livre de T Alliance el avant l’ouvrage suivant :
3“ Le Livre des Origines. Les modilieations nombreuses que ce livre a subies tout le long de l’hisloire des Hébreux, rendent extrêmement compliquée la question de la date de sa composition; mais, dans sa forme la plus ancienne, il est du temps de Salomon.
4“ Les récits jébovisles. Ils ont dû être écrits après le règne de Salomon, et même après le schisme des dix tribus, mais antérieurement au prophète Osée qui les connut. Il faut, par conséquent, en placer la rédaction entre les années 973 et 773 avant Jésus-Christ. Ils furent composés toutefois sur des documents qui remontent beaucoup plus haut;
3“’ Divers récits élobistes qui se rencontrent dans la Genèse et dans les premiers chapitres de l'Exode, mais qui, pour des raisons que donne M. Kuenen, ne peuvent pas avoir fait jiartie du Livre des Origines. Le savant professeur liollandais les désigne sous le nom de Documents élohistes ; il en donne la liste et en place la rédaction à peu près à la même époque que les récits jéhovistes dont il vient d’être question.
6'* La législation deutéronomique. Elle doit avoir
Sun LA ninLK
été mise par écrit sous le règne de Manassé (696- 642 avant Jésus-Christ). M. Kiienen tient pour impossible d’indiquer avec certitude à quelle source l’auteur de ce livre a puise ses renseignements. Du temps de cet auteur il existait diverses collections de lois, et probablement elles ne sont pas toutes arrivées jusqu’à nous. Il est permis de penser qu’il s’en servit, mais librement, et en y faisant des additions ou des modifications que lui semblaient « demander les besoins de la situation religieuse de ses contemporains. »
Il n’est pas nécessaire d’ajouter que c’est sur un examen minutieux du Pentateuque que M. Kuenen a établi l’existence de ces six documents. Indiquer les raisons qui l’ont déterminé serait fort long, et c’est d’ailleurs peu nécessaire puisque son ouvrage est traduit dans notre langue et peut être consulté par quiconque veut faire une étude approfondie de CCS curieuses questions.
La distinction de l’élobisme et du jéhovi.sme est encore ici à la base de tout le système. Mais tout en donnant une importance considérable à la différence des conceptions religieuses que supposent nécessairement ces deux termes, ce n’est pas uniquement à l’emploi du nom d’Llohim et à celui du nom de Jéhovah que M. Kuenen croit pouvoir distinguer les documents élohistcs des documents jéhovistes. L’emploi du nom d’Llohim n’est pourlui comme
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d’ailleurs pour la plupart des exégètes allemands depuis Stœhelin, qu’un seul des traits caractéristiques des écrits élohistes, et il pose cette règle qu’il n’est pas inutile de faire connaître au lecteur; a Les parties du Pentateuque qui ne s’excluent point, qui font allusion les unes aux autres, qui se ressemblent sous le rapport des idées ou du langage, doivent appartenir à un seul et même document primitif. Là où cesdiverses conditions ne sont pas remplies, les fragments doivent être considérés comme n’ayant été réunis que par la rédaction canonique ; en tout cas, on ne saurait prouver qu'ils ont eu une même origine »
Comment le Pentateuque a-t-il été formé des six documents que nous avons énumérés?Le rédacteur a pu les retoucher légèrement pour les fondre ensemble; mais le plus souvent il les a insérés tels quels. On ne saurait mieux dire; il me parait impossible que l’étude des cinq livres mosaïques conduise à une autre opinion.
Ce rédacteur, selon M. Kuenen, était un des prêtres de Jérusalem, et son travail tombe dans les années qui précédèrent immédiatement la captivité de Babylone, de 600 à 590 avant Jésus-Christ.
Ajoutons enfin ce détail important que, des deux sortes de documents dont a été composé le Penta-
• Kuenen, Histoire critique des livres de l'Ancien Testament, l. I, p. 77.
SL'H I.A Bini.E
teuque, les uns, les élohisles, furent rédigés du point de vue du sacerdoce, et les autres, les jéhovistes et le Livre de l'Alliance, du point de vue du prophétisme. M. Kuenen fait remarquer, avec raison, qu’il y a plus de vérité historique dans le point de vue des prophètes’.
Le fait capital, dans la question de la formation du Pentateuque, celui qui prime tous les autres, et on peut dire aussi celui qui domine et qui explique en même temps toute l’histoire du peuple hébreu depuis Moïse jusqu’aux derniers temps delà monarchie, c’est la distinction de l’élohisme et du jéhovisme. Devant traiter plus loin ce sujet dans ses principaux détails, je n’en dirai ici que ce qui est nécessaire à l’explication de la forme définitive des livres mosaïques. Il importe d’ailleurs de faire disparaître la confusion pleine d’arbitraire aveclaquelle, depuis Slæhelin, la critique biblique parle des documents élohistes et des documents jéhovistes du Pentateuque.
A première vue, il semble qu’on ne doive tenir pour des documents élohisles que les passages dans
' Riiencn, Histoire critique des livres de l'Ancieit Testament, t. I, p. 296.
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lesquels Dieu est désigné par le terme Eloliim, ét pour des donimcnls jéliovisles que ceux dans lesquels Dieu est désigné par le terme Jéhovah. C’est ainsi que l’entendit Astruc ; telle fut aussi l’opinion d’Eichhorn et de Vater. I.cs choses ont changé depuis Stæhelin. Ce théologien ayant cru remarquer, ainsi que je l’ai déjà <lit, que ces deux sortes de documents se distinguent les uns des autres plus encore par certaines formes de langage cl par certaines idées que par l’emploi des mots d’après lesquels on les avait uniquement caractérisés jusqu’alors; on a considéré depuis comme élohistes un grand nombre de passages dans lesquels Dieu est cependant exclusivement appelé Jéhovah, et on n’a regardé l’emploi des deux désignations divines que comme une des nombreuses marques, ainsi que s’expriment M. Ewald et M. Kuenen, auxquelles on peut reconnaître ces deux sortes d’éléments primitifs, peut-être faudrait-il dire, à voir la manière avec laquelle on a procédé, comme une des marques les moins importantes *.
Je ne saurais me ranger à ce sentiment. Qu’il y ait des analogies de langage entre certains fragments jéhovistes et certains fragments élohistes, qu’est-ce que cela prouve, quand il s’agit d’ouvrages qui ont
' De Welle, Einleit. in die Bûcher des aile Testament, sixième èdilion, |i. 194; Herïug, Rcal-Encyklop, l. xi, p. 334; Exvald, Geseh. des Volks [sracl, l. i, p. 122 cl 128.
Sun LA niBLE
pu ^'tre écrits à la même époque, et qui l’ont été, dans tous les cas, dans le même pays et dans un pays où la langue n’était pas entraînée dans de rapides changements? D’un autre côté, déterminer la nature des diverses parties du Pentateuque d’après des idées qu’on a déclarées a priori élohistes ou jéhovistes, c’est un procédé fort arbitraire. Il ne s’agit pas, en effet, de décider que tel passage dans lequel Dieu est désigné constamment par le terme Jéliovah, est élohiste, parce qu’il contient des idées qu’on pense devoir être élohistes. La logique demande qu’on accepte comme élohistes les idées contenues dans les fragments dans lesquels Dieu est appelé Elohim, etjéhovistes celles dans lesquelles il est appelé Jéhovah. Hors de là, il n'y a plus rien de certain '.
Pourquoi d’ailleurs Dieu aurait-il été désigné par le mot Jéhovah dans les écrits dont les conceptions religieuses auraient été élohistes? Ces deux dénominations exprimeraient-elles une même conception de Dieu? Dans ce cas, de quel droit distinguet-on deux ordres d’idées religieuses dans le Pentateuque? Supposent-elles au contraire des conceptions
• Il est à remarquer, et te fait est bon & noter en passant, que tandis que bon nombre de passages dans lesquels Dieu, n’est pas appeld anlrcmcnt que Jéliovali, sont regardés comme élohistes, il n'est pas un seul des passages dans lesquels Dieu est désigné par le terme Elohim, qui suit.donné pour jéhoviste.
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différentes de Dieu? Pour quelles raisons alors prendrait-on pour élohistcs des passages qui se rattachent à la conception jéhoviste ?
C’est un principe généralement reçu dans l’histoire des religions antiques, que chaque dénomination de Dieu correspond à une conception particulière de Dieu, principe qui est devenu le fil conducteur par excellence dans les recherches sur les cultes primitifs. J’en ferai plus lard l’application à la détermination des deux termes Elohim et Jéhovah ; mais il convient de faire remarquer ici que s’il y a dans le Pentaleuque, et je puis ajouter dans d’autres monuments de la littérature hébraïque, des parties dans lesquelles Dieu est constamment et de propos délibéré , comme dit Bleek , appelé Jéhovah et d’autres dans lesquelles il est désigné par le mol Elohim, c’est qu’il y avait dans la famille d’Israël deux conceptions, en un certain sens, différentes de Dieu. Il y a plus, toute l’histoire intérieure de la nation hébraïque, l’histoire de son étal spirituel et moral, depuis Moïse jusqu’aux derniers temps de la monarchie, n’est que la lutte de ces deux conceptions. J’espère en donner la preuve plus loin. En attendant, m’appuyant sur le principe que j’ai invo- ((ué, je me crois autorisé à classer les documents élohistes et jéhovistcs avant tout d’après l’emploi des deux dénominations divines et à tenir exclusivement pour élohistes tous les passages dans les-
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quels Dieu est appelé Elohiin, et pour jéhovistes, ceux où il est désigné parle terme Jéhovah.
Celle détermination bien établie, il faut modifier tous les systèmes suivis par la critique biblique en Allemagne dans la distribution de ce qu’il lui a plu d’appeler les documents élohistes et les documents jéhovistes. Au lieu de dire avec elle que les documents de la première catégorie forment le fond de tout le Penlaleuque et que ceux de la seconde n’y figurent que comme des suppléments, on doit soutenir en s’appuyant sur les faits réels, que les seconds y tiennent une plus large place que les premiers. Ce n’est que dans la Genèse que les documents élohistes dominent. Dans l’Exode le mol Élohim n’est employé que dans quelques passages des premiers chapitres, et exclusivement que dans les chapitres * xvm et XXXV , 27-xxxviii. Le Lévilique est entièrement jéhoviste. Le mot Élohim ne s’y rencontre que comme qualificatif^ ou suivi de celte locution: moi l’Éternel *. Enfin le livre des Nombres est également formé tout entier de documents jéhovistes.
En somme, toute la partie législative du Penlaleuque est jéhoviste. Il ne [>ouvait pas en être autrement, car la notion jéhoviste de Dieu est la base de la législation mosaïque. Ce n’est qu’avec Moïse
' aa’b'’»; 'lyTi UvUiq. wm, 30; XIX, 10. 25, 31. 34, 36.
' •■’ÏT T-?'’?:' , Lécitiq. xix, 12, 14, 32.
62 ÉTUDES CHITIQUES
que le terme Jéhovah, comme aussi la conception qu’il représente, apparaissent dans l’histoire des Hébreux'. Adoptée naturellement par ceux des Israélites qui obéirent à l’impulsion religieuse donnée par le grand législateur, celte dénomination resta étrangère à ceux qui continuèrent à suivre les anciens usages et les traditions de l’âge des patriarches, et par conséquent aussi à désigner Dieu par les noms usités avantMoïse,principalementparceluid’Elobim.
On ne saurait comprendre comment l’écrivain élohiste aurait pu être amené à introduire le mot Jéhovah dans sa narration. Bleek, M. Kuenen et bien d’autres prétendent qu’il crut devoir employer celte dénomination de Dieu, quand il eut à raconter les événements du temps de .Moïse, tandis que pour ceux qui étaient antérieurs, il ne s’était servi exclusivement et de propos délibéré que de celle d’Élohim ^ C’est supposer dans un écrivain de l’antiquité un esprit d’exactitude historique qui ne se retrouve certainement nulle autre part, et dont il est bien permis de douter. Si, comme le dit M. Kuenen, à partir de Moïse, Jébovah est le nom du Dieu israélite on se demande pourquoi dans quelques-unes des productions de la littérature israélite postérieure à Moïse, le mol Jébovah a été systémaliquo-
' Exode, VI, 3; iii, 15.
• Kuenen, Histoire critique des livres de l’Ancien Testament, l. I, p. 81.
* Kuenen, tbid., 1 . 1 , p. 553.
SUR LA RIBLE
ment évité. Je veux parler des psaumes, dans lesquels Dieu n’est jamais désigné que par les termes Rloliim et Adonaï, principalement par le premier des deux Pourcpioi y a-t-il donc des psaumes élohistes, si le mot Jéhovah est devenu le nom de la divinité israélite, depuis Moïse ? Il y a plus. Pourquoi le psaume xiv, dans lequel Dieu est désigné constamment par le mot Jéhovah, est-il reproduit dans le psaume lui en entier, exactement, sauf en ceci que 1e terme Jéhovah a été remplacé par le mot Ëlohim ?
Je ne saurais en trouver d’autre raisgn, sinon qu’il y eut dans la famille d’Israél, à partir de Moïse, deux partis religieux, dont chacun désignait Dieu par un de ces deux noms, celui qui se rattachait, par-dessus le mosaïsme, aux antiques traditions patriarcales, par le mot Klohirn, et relui qui avait accepté la réforme mosaïque , par le mot Jéhovah. Sans cette supposition, tout me parait inexpliqué ; avec elle, tout devient clair, facile et naturel. Et cette supposition , réclamée impérieusement par l’emploi de ces deux dénominations de Dieu dans les divers écrits hébreux, les faits que j’examinerai dans les études suivantes, prouveront quelle est la vérité même.
< Ptaume, XLIV, XJ.V, XL», Ll, LU, LVII, LXI, LUI LXIII, LXV, LXVI LXVII, LXXXII.
CA
ÉTUDES CniTIOUES
Maintenant que les pièces jéhovistes aient surpassé en nomlire les élohistes, c’est ce dont on ne saurait s’étonner quand on considère que les antiques traditions furent recueillies principalement par les prophètes qui non-seulement appartenaient au parti jéhoviste, mais encore qui en étaient la tète et les directeurs.
Si nous jetons un rapide coup d’œil sur ces deux ordres de documents, nous verrons qu’ils représentent des traditions religieuses, non sans doute différentes au fond, mais en un certain sens distinctes, Je montrerai ailleurs que le monothéisme, qui est commun à tous les deux, a une tendance plus spiritualiste dans les parties jéhovistes du Pentateuque que dans les parties élohistes. Ici je ne les comparerai que sous des rapports plus sensibles et plus apparents à première vue.
Le désaccord éclate entre ces deux ordres de documents dès les premières pages. Chacun d’eux donne une postérité différente à Âdam et à Ève.Le jéhoviste raconte que nos premiers parents eurent d’abord deux enfants, Caïn et Abel * ; il ne fait naître Seth qu’après la mort de ce dernier, dont il est le remplaçant *. L’élohiste ne connaît ni Caïn
< Cenise, iv, 1 cl 2.
• Genèse, iv, 25. Le nom de Sclb suppose nécessairement la mort d'Abel. Scili, np, signitie en effet compensation. Cel enfant est pour ses parents la coinpcnsJtion de celui qu'ils ont perdu, d'Abel [T^^soiiffle), qui n’a eu que la durée d'un souITle.
SUR LA RIRLE
ni Abel ; le silence qu’il garde sur ces deux premiers enfants d’Adam et d’Ève ne peut s’expliquer par la supposition que le passage dans lequel il en parlait a été laissé de côté pour ne pas faire, double emploi avec le récit du jéhoviste ; car pour lui, Seth est le premier enfant du père et de la mère de l’espèce humaine. En effet, après avoir parlé de la création d’Adam, il ajoute : « Adam vécut cent trente ans, et engendra à sa ressemblance, à son image, un fils qu’il nomma Seth. Après la naissance de Seth, Adam vécut encore huit cents ans; il eut encore des fils et des filles. * » Voilà, ce me semble, une indication claire et précise.
C’est de Seth qu’il fait descendre Noé qui, d’après le jéhoviste, est un arrière-petit-fils de Caïn *. Il arrive de là que le tableau des descendants de Caïn, parallèle à celui que l’élohiste donne des descendants de Seth, n’a de commun avec celui-ci que le premier terme, Adam, et les deux derniers, Lamccli et Noé son fils
I Genèse, v, 1-4.
* Genèse, iv. H- 19, el v, 28 el 29.
^ Voici les deux géiidalogiea :
Élohiste (Genèse, v, 6-1 'i). Jéhoviste (Genèse, iv,