APPRÉCIATION DE CETTE HYPOTHÈSE ET CONCLUSION GÉNÉRALE
Les explications des origines de nos Evangiles synoptiques, dont je viens d’exposer les traits prin-
1 11 est probable que bien d’autres éléments sont entrés, comme on l'a vu précédemment, dans la composition définitive de notre second Évangile. Il y a même quelque vraisemblance que son auteur définitif a connu, sinon le quatrième Évangile, du moins quelqu’un des documents qui ont servi à sa rédaction. Ce qui expliquerait les emprunts faits à Jean que Bleek signale dans Marc. Bleek, Einleit. in dos JV. T., p. 289.
- Noue. Revue de Théologie, t. I, p. 72.
cipaux, l’emportent incontestablement sous beaucoup de rapports sur les diverses hypothèses précédentes. Moins systématiques , elles serrent les faits de plus près ; elles s’appuient sur une analyse des textes et sur une comparaison des passages parallèles, poussées à un grand degré de précision ; en plusieurs points de détails, elles ne laissent presque rien à désirer.
Donnent-elles une solution définitive? Je n’oserais l’afiirmer. Elles jettent une plus vive lumière sur la question des rapports de tous genres de nos trois Évangiles synoptiques. Elles n’en ont pas fait disparaître toutes les ombres.
Que Luc se soit servi de notre second Évangile, ou du moins d’un document qui, sous une forme nouvelle, est devenu notre second Évangile, c’est bien possible; cette hypothèse a même un grand degré de vraisemblance. Mais les différences qui existent entre ces deux Évangiles paraissent donner un démenti à cette supposition. Gomment accorder ces deux faits et échapper à cette contradiction i ?
11 est également tout à fait vraisemblable que la partie historique de notre premier Évangile dérive de Marc, ou, pour mieux dire, du document primitif qui a servi à la composition de l’Évangile qui porte ce