Ep
2. Il dit à Paulin, en parlant d' Angilbert, « filius communis noster » (ep. 52), et il l'appelle dans une lettre à Léon III « filius eruditionis nostrae » (ep. 82). Pierre de Pise fut aussi un des maîtres d'Angilbert (cf. Ep. Alcuini, 112, et les vers d'Angilbert, « Petro, dulci doctoque magistro..., » Duemmler, I, 75).
demie palaiine, de préférence au nom à' Ecole palatine^. D'ailleurs, si l'influence d'Alcuin à la cour fut grande sur des hommes tels que Cliarlemagne lui-même, Arn de Sal/.bourg, Ratbod de Trêves, Leidrad de Lyon, Angilbert, Adalhard, Einhard, elle fut plus grande encore sur les élèves réguliers des écoles monastiques qui furent sous sa direction. L'Ecole de Ferrières, qui devait être illustrée par Servat Loup et par Adon, plus tard évêque de Vienne, avait été créée par Alcuin et son élève Sigulf; Adalbert et Aldric, formés h Tours, allèrent y enseigner.
A Tours, il eut pour élèves Hatton, Samuel, Raban Maur, Haimon d'Halberstadt, Aldric, Adalbert de Ferrières et Amalaire. C'est par eux surtout que l'influence d'Alcuin devait se maintenir et se répandre au ix'' siècle.
Publius Albinus Alcuinus, que l'on désigne d'ordinaire par son nom saxon d'Alcuin (Alliwin = ami du temple) et qui était plus souvent désigné, par ses contemporains, par son nom latin d'Albinus^ méritait que son nom brillât au-dessus de tous les autres et devînt le symbole même de la renaissance carolingienne. Non seulement il nous apparaît, dans sa correspondance et dans ses vers, comme l'esprit le plus aimable, le cœur le plus affectueux, admirablement doué pour exercer sur ses élèves cet ascendant que les qualités morales unies aux qualités intellectuelles peuvent seules donner ; maïs il a été au viii* siècle le maître par excellence ; tous ses écrits ont l'enseignement pour but et il n'est pas un seul des objets de l'enseignement qu'il ait négligé. Il compose des ouvrages sur la grammaire, l'orthographe, la rhétorique, la morale, la dialectique, l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie, la musique. Dans ses commentaires sur la Bible, dans ses livres de controverse, dans ses opuscules liturgiques et moraux, dans son grand recueil d'homélies, partout il se montre le même : un esprit très cultivé, très clair, très bien ordonné, dépourvu de toute originalité, qui n'a d'autre pensée que de transmettre dans toute leur pureté les saines doctrines qu'il a reçues de ses maîtres^ Il est professeur, il est pédagogue dans l'àme; Cliarlemagne s'adresse à lui aussi bien pour résoudre les difficultés chronolo-