‹ Études critiques sur les sources de l'histoire CarolingienneChapitre 33 sur 56 · Cf. p · texte numérisé non relu

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des résultats des diverses campagnes? Était-ce simplement des récits isolés, consignés çà et là dans les manuscrits des couvents, comme cette Clausula de Pippini in Francoriim regem consecr alloue^ qui se trouvait à la fin d'un De gloria confessomim de Grégoire de Tours, conservé au monastère de Saint- Denis et qui nous fournit de si précieux détails sur l'élévation au trône et le couronnement de Peppin? Nous ne le savons pas, et il serait présomptueux de vouloir le décider. Mais il est certain que ni l'auteur des Annales Laurissenses majores, ni celui qui les a remaniées après 801, ni l'auteur des Annales Mettenses n'ont emprunté à la seule tradition orale les détails qu'ils nous donnent sur les années 760 à 788, et qu'ils avaient entre les mains les documents écrits nécessaires pour composer des œuvres conçues d'une manière plus large et plus réfléchie. C'est dans les années qui s'étendent de 787 à l'établissement de l'empire que s'accomplit définitivement cette évolution dans la littérature annalistique. A partir de 786, les Annales Laureshamenses , non seulement sont beaucoup plus développées qu'elles ne l'étaient jusque-là, mais on y trouve une recherche de style qui touche à l'affectation-, et surtout, à côté du récit des aff'aires militaires, la préoccupation des grands intérêts politiques, législatifs et administratifs de l'Etat^, C'est après 788 que les Annales Laurissenses majores sont composées et c'est à partir de 796 qu'elles deviennent une histoire suivie et complète du règne de Charlemagne. Après 801, on les remanie pour en améliorer le style et combler les lacunes qu'elles présentent jusqu'en 795 ; vers la même époque on fait encore d'autres travaux analogues dont l'existence est attestée par les fragments d'Annales retrouvés à Bàle, à Berne, à Dusseldorf et à Vienne^, et dans lesquels MM. Waitz et Pïickert voient des extraits d'une

1. Histor. de France, t. V, p. 9-10, et Monum. Germaniae, XV, 1.

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