Voy. Kurze {Neues Archiv, W, \k
4. Les Annales Werthinenses, au contraire, le qualifient de pins, gloriosus Pippinus rex, ce qui fait croire qu'elles transcrivent une source du temps de Peppin.
maintenant comment Charlemagne a écrasé définitivement la révolte d'Aquitaine en 769, a détruit le royaume lombard en 774 et réduit le duché de Bénévent à l'obéissance en 787, a soumis la Saxe en 785, enfin a dépossédé Tassilon et refoulé, les Avares en 788. — Est-ce d'après ses souvenirs que l'auteur raconte tout cela ? la chose est impossible. Les faits sont rapportés avec beaucoup trop de précision; les noms de lieux et les noms de personnes sont trop nombreux. D'ailleurs, le récit de certaines années est composé tout entier de ces phrases courtes, contenant chacune un fait, sans autre lien entre elles que la conjonction et placée indifféremment en tête de chacune d'elles, même quand il n'y a pas d'autre relation entre les faits que le temps où ils se passent*. On reconnaît là le style des Annales. L'auteur se servait-il d'annales antérieures ou de notes prises par lui-même? Nous ne saurions le dire, peut-être des unes et des autres 2, ainsi que de renseignements oraux. Toutefois, lorsqu'on voit le soin avec lequel il tait tout ce qui est défavorable à Charlemagne et rapporte tous les faits qui intéressent la famille royale, enfin la connaissance exacte qu'il a, non seulement de l'itinéraire du roi, mais encore des noms des personnes qui l'accompagnent et des ambassadeurs envoyés par lui ou auprès de lui, on est forcé de supposer que la plupart de ses renseignements lui viennent de la cour même 3.
Nous serait-il possible de préciser davantage et de dire par qui et où ces Annales ont été écrites ?
Il n'est pas douteux que l'auteur est un clerc, moine ou prêtre, fort pieux, qui voit partout la main de Dieu et croit volontiers aux miracles'^. Il répète sans se lasser les formules religieuses qui rapportent toutes les victoires à l'assistance divine.