Voy. Haupt, Opusc, t. I, p
source en est connue. C'est une mauvaise lecture de II, 24^, 38 où l'on voyait qitamvis navita clives eras, que Pontanus restitua quamvis non ita dives eras K Des scribes « à demi savants » % rencontrant dans les Élégies de Properce plusieurs allusions à des voyages sur mer ^, furent confirmés dans l'idée bizarre de faire de Properce un marin et un commerçant.
Une faute qui a persisté plus longtemps, et dans laquelle certains éditeurs s'obstinent encore de nos jours bien que Moriz Haupt ait attiré l'attention sur ce point, est celle qui consiste à adjoindre Aiireliics à Propertius tantôt comme cognoînen : Propertius Aurelius, tantôt comme nomen : Aurelius Propertius. On le lit en effet comme cognomen dans afuhb comme nomen dans p. Presque toutes les éditions reproduisent Sex. Aurelius Propertius jusqu'en 1849, époque de la dissertation de Haupt sur la matière. A partir de ce moment, on ne trouve plus Aurelius que chez Paley, Garutti et Boot.
Voici ce que dit en substance i\Ioriz Haupt* : le poète ne pouvait pas porter deux nomina geniilicia; il est singulier qu'on ait tant tardé à s'en apercevoir ; sans doute, sous l'Empire, les cognomina se formèrent insensible-
1. Haud ila, d'après Hoinsius suivi par Jacob, Lachmann (éd. de 1829), Keil, Paley, Haupt, L. Millier, Schulze. Les deux leçons peuvent se soutenir. La seconde, au point de vue paléographique, est préférable : haud ou haut s'écrivait aussi hau; pour peu que la lettre h ne fût pas bien tracée, un copiste l'aura prise pour une n. On sait que Vu et le v étaient représentés par un seul et même signe. — Cf. Hertzb., Prop, El. T. III, Commentar., p. 171 ; Paley, Prop. Carm., à la note de ce vers (dans son édition 111, 16, 22).