‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 108 sur 200 · Haupt, Opusc, t. I, p · texte numérisé non relu

Haupt, Opusc, t. I, p

ment de nomma geniilicia; mais le fait n'est pas à supposer du temps d'Auguste.

Le raisonnement de llaupt, bien qu'ayant sa valeur, n'est pas tout à fait inattaquable. Dans le style officiel, il est vrai, l'usage du double gentilicium^ motivé sans doute par l'adoption , n'apparaît qu'à l'époque de la dynastie Julio-Claudienne et ne devient fréquent qu'à partir des premiers Flaviens; pendant toute la période du règne d'Auguste, les fastes consulaires ne fournissent qu'un seul exemple de double gentilicmm, celui de P. Sulpicius Quirinius, consul de l'an i 2/742. Mais, dans le langage ordinaire, les exemples de Brutus, de Métellus, de Scipion et d'Atticus prouvent que, déjà vers la fm de la période républicaine, on conservait les anciens noms qui juridiquement étaient éliminés par l'adoption ^

Il ne serait donc pas inadmissible que Properce eût porté deux noms de gens, si nous en étions réduits à l'argumentation de Moriz Haupt. Mais l'origine de l'erreur, origine que ce dernier ne connaissait pas ^, est aujourd'hui dévoilée : c'est par confusion avec le nom de Prudence, AURELIUS Prudentius Clemens , que l'on a ainsi allongé celui de Properce ; TeuffeP, M. L. Mûller * signalent cette cause d'erreur, qui est vraisemblable ^

1. Voy. Étude sur Pline le Jeune, par Th. Mommsen, traduite par G. Morcl, Bibliothèque de l'École des Hautes Études, 15* fascicule, p. 13, 45 ; voy. aussi même ouvrage, p. 39.

iJ. « Ce faux nom d'Aurelius est venu des manuscrits interpolés et des éditions du poète. Oîi les interpolaleurs Tont pris, je ne le devine pas. Mais il est difficile d'admettre que ce soit une invention de pure fantaisie; c'est plutôt quelque chose de mal compris, dont je ne sais pas l'origine. » M. Haupt, 0;)Msc., t. I, p. 285.

3. W. G. Teuffel, Gesch. der rôm. Liter.. § 246, n° 1, p. 514 de la 4" édi'.

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