‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 136 sur 200 · Chr. Liitjohann, Commentât. Propert., p · texte numérisé non relu

Chr. Liitjohann, Commentât. Propert., p

2. On prenait la toge virile à seize ou à dix-sept ans. Voy. plus haut p. 198. o. l'r.-G. Barth, édit. de Prop., Prop. vit. per ann. dig., p. 76 in fine. 4. Tib.lV, 1 (Panégyrique de Messalla), 181-191 :

Langiiida non noster peragit labor otia, quamvis Fortuna, ut mos est ilU, me adrersa fatiget. Nam milii cum magnis opibus domus alta niteret, Cui fuerant fîavi ditanies ordine sulci Uorrea feciindas ad deficie7itia messes, Cuique pecus dense pascehant agmine colles {El domino salis et nimium furique lupoque), Nunc desiderium sîiperest :nam cura novalur, Cum memor ante actos semper dolor admonet amios. Sed licet asperiora codant spolierque relictis, Non le déficient nostrœ memorare Camenœ.

L'observation de Barth est soumise, il est vrai, à l'authenticité du panégyrique de Messalla, laquelle est contestée; toutefois oi n'a pas encore PLESSIS. l-l

Tadverbe mox (v. 131) pour soutenir que Properce dut revêtir la toge virile au lendemain de la répartition des terres; M. Lûtjohann le reconnaît. Mox, comme l'a bien vu Hertzberg-, s'applique ici à l'ordre dans lequel se suivent les événements, non à l'intervalle de temps qui les sépare ; c'est pourquoi j'ai imàiiii ensuite et non bientôt \ Ainsi ce passage des œuvres de Properce, d'où l'on pouvait espérer quelque lumière puisque le poète y parle d'un événement historique, n'est pas en contradiction avec les vers d'Ovide, Trist. JV, 10, 51-54, mais il ne nous fournit aucune indication nouvelle. ^

h) Prop. III, 24, 23. Properce àCynthie :

Quinque tibi potui servire fideliter annos.

(( Cinq années, j'ai pu être ton fidèle esclave. » Ce vers se trouve dans la dernière élégie du livre III, dans laquelle Properce dit adieu à Gynthie. 11 importe peu, au point de vue qui nous occupe, que les deux amants aient renoué dans la suite, comme il n'est pas interdit de le supposer : cette élégie 24 est la dernière des élégies adressées à Gynthie. Au moment où Properce l'a composée, il aimait Gynthie depuis cinq ans. Le vers 23, en effet, du propre aveu de Lachmann qui ne prend

démontré d'une manière satisfaisante que ce fastidieux poème n'appartienne pas à Tibulle. — Cf. G. Larroumet, De 4° Tib. libro, Paris^

1. Voy. Hertzb., Prop. El. T. HI, Commentar., p. 115. — Cf. la noie de Passerai, prœlect. solenn. m Prop. au vers Exustœque tiiœ mox, Po/j/pheme, fjenœ (111,12, 26) : Mox, deinde, ac paulo posteriorem ordinem hic potius quant celeritatem temporis notât. — Voy. aussi Florus, II, 7 (19), texte de G. Halm, p. 71 : Mox imperio per diversa terrarum occupato, etc.

pas garde que cela ébranle tout son système, veut dire : « J'ai pu t'aimer fidèlement pendant cinq années K »

Puisque Properce rappelle àCynthie, en lui Taisant des reproches, le temps pendant lequel il l'a aimée, il est invraisemblable qu'il en diminue la longueur en retranchant, comme le veut Lachmann, deux années de liaison antérieures au discidium et l'année du discidium ellemême. Hcrtzberg l'a bien compris pour les deux années de liaison : a Les omettre, dit-il, ne convient pas à quelqu'un qu'anime la colère et qui reproche ses services-. » Il faut reconnaître, en effet, que Properce aurait été, dans sa propre cause, un avocat bien maladroit. Mais ce que Hcrtzberg a vu pour les deux années de liaison, il ne l'a pas vu pour le temps du discidium : il prétend, avec Lachmann, que cette année n'est pas comprise dans les cinq années du vers Quinque tibi potui, etc. Cependant, puisque Properce se vante de sa fidélité, c'est surtout de celle qu'il avait gardée pendant le discidium qu'il devait se prévaloir.

Lachmann et Hcrtzberg ^ trouvent un obstacle dans les vers 7-10 de III, 15. Je rappelle ces vers; il s'agit de Lycinne; Properce parle à Cynthie :

Page 1