‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 149 sur 200 · Prop. III · texte numérisé non relu

Prop. III

/ puer, et citus hœc aliqua prœpone columna Et dominum Esquiliis scribe habilare tuiim.

4. Ovide, ArsamaL, III, 333; T/is/., II, 4G5; IV, 10, 45-lG, 53; V, 1, 17; surtout IV, 10, 45-16:

Sœpe suos ftolilus recUare Propertius ignés Jure sodalicii qui milii junclus erat.

pas Cornélius Gallus,rimilat,eiird'Euphorion de Glialcis, le Gallus de la dixième églogue, celui qui se tua en 26/728, mais un autre Gallus, appartenant à une noble famille, peut-être /Elius Gallus qui entra le premier des Romains en Arabie et qui y perdit son armée par la peste et autres fléaux; TuUus, un jeune homme qui s'acheminait aux honneurs et dont l'oncle, probablement L. Volcatius TuUus, occupait les plus hautes fonctions. Enfin tout porte à croire qu'il a dû connaîlre Virgile.

Cependant il avait renoué avec Cynlhie; mais cet amour n'était presque jamais heureux. Tantôt un riche préteur arrivait d'Illyrie; tantôt un ami cherchait à lui ravir sa maîtresse. Cynlhie n'était point fidèle; la passion de Properce persistait néanmoins, et leurs relations, interrompues par l'année du discidium et par les aventures galantes de Cynthie, durèrent cinq ans ou peut-être un peu plus. A ce moment, le poète se révolta et signifia la rupture (III, 24 et 25).

Les biographes de Properce disent presque tous que cette séparation fut définitive; M. J. Cranstoun n'est pas de cet avis. L'élégie 7 du livre IV semble lui donner raison : une nouvelle maîtresse habite chez Properce, elle maltraite les anciennes esclaves de Cynthie, Pétale et Lalagé^ La présence de ces esclaves dans la maison de Properce, après que Cynthie n'y était plus, fait bien supposer que cette dernière habitait avec le poète à l'époque

1. Voy. J. Cranstoun, The élégies of Prop., Lifeof Prop., p. 21-2'2. Cf. Prop. IV, 7, 43-16 :

ISostraque quod Pétale lulit ad monumenta coronas,

Codicis inmundi vincula sentit anus; Cœdilur et Lulage tortis suspensa capillis,

Per nomen quoniam est ausa rogare meum.

de sa mort; d'un autre côté, la même élégie nous apprend que Properce n'a pas suivi le convoi funèbre. Il y a là une obscurité que l'on n'a pas encore éclaircie ; voici une hypothèse qui pourrait expliquer ces contradictions apparentes : Gynthie demeurait avec Properce, les relations s'étaient renouées, ou peut-être la rupture , annoncée avec tant d'éclat, n'avait-elle eu lieu qu'en paroles. Sous le prétexte d'un voyage, par exemple, Gynthie disparut un jour de la maison et courut rejoindre en secret quelque nouvel amant; soit qu'elle voulût ménager Properce et qu'elle ne partît qu'avec esprit de retour, soit qu'elle craignît de lui donner l'éveil et d'être retenue, elle s'échappa sans emmener ses esclaves et sans emporter tout ce qu'elle possédait; très peu de temps après, elle mourut, sans doute chez ce nouvel amant, et l'on s'explique alors que Propercc se soit abstenu de se rendre à ses funérailles. Ge n'est là, je le répète, qu'une hypothèse; mais je crois qu'on peut la proposer en l'absence de toute autre explication.

A partir de ce moment, Properce se tourna vers des études d'un caractère archéologique; il entreprit de chanter le passé de Rome (IV, 1), les vieilles légendes italiques (IV, 4 et 9), des événements et des personnages d'un caractère tout romain (IV, il). Hertzberg suppose qu'il retourna vivre à Assise, qu'il s'y maria et qu'il y laissa des descendants^ ; c'est là de la pure fantaisie. On ne saurait, pour justifier la dernière de ces assertions, arguer du passage de Pline le Jeune (IX, 22, 1-2) où Passennus PauUus est qualifié deverasoboles (Propertii); cette expression veut dire : « il est bien de la race de »,

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