I. Cf. Hoilzl.erg, Prop. EL T. L Qnœsl., p. -2lO
bien à la réputation de Gallimaque; des épigrammes spirituelles pour la plupart, mais qui, après tout, ne sont que des épigrammes. Nous n'avons plus les élégies de celui que Quintilien, interprète de l'opinion générale, disait « le premier dans l'élégie )),princeps elegiœ\ Une seule nous est parvenue, et encore n'est-ce que par l'intermédiaire d'une traduction romaine, la Chevelure de Bérénice^ que nous a conservée Catulle'. Quant au Bain de PallaSy pièce de cent quarante-deux vers en distiques élégiaques, on ne s'étonnera pas, après ce que j'ai dit au commencement de ce chapitre, que je me refuse à y voir une élégie'' : c'est un hymne, écrit pour une fête d'Argos. Ces deux poèmes, comme les autres qui ont survécu, permettent seulement de se rendre compte des procédés de style et de composition familiers à Callimaque. Leurs qualités, en dehors d'une habileté commune à tous les Alexandrins, sont l'éclat, l'abondance et l'esprit; leurs défauts incontestables, la froideur et l'abus de l'érudition. C'est une poésie artistique et artificielle. On n'est pas en droit de croire que ce poète savant et calme ait jamais écrit des élégies simples et très passionnées; mais il serait injuste de ne point penser que, dans ce genre où l'antiquité lui accorda le premier rang, il n'avait pas atténué ses défauts et développé ses qualités. Gruppe, au sujet du Bain de Pallas, refuse à Callimaque « le