A. Couat. ouvr. cit.,\). 287 scj
5. AÎTta, causes, sans doute parce que ces poèmes racontaient comment Ici ou tel héros ou demi-dieu avait conquis l'immortalité, comment telle coutume antique (des jeux, par exemple) s'était établie, etc. — Cf.Antliol. Pillât. VII, 42, édit. Didot.
porlanlc ; le poème d'Aconlius et Cydippé était tout à fait une histoire d'amour, un roman en vers, et ce n'était point le seul; on peut supposer d'après les fragments recueillis de part et d'autre, que le poète avait raconté, les amours de Scylla, de Phèdre, d'Hypermnestre, montré Gassandre en proie aux violences sacrilèges d'Ajax. Les aventures tragiques auraient, dans les /Etia, tenu au moins autant de place que les légendes gracieuses.
Philétas, lui aussi, composa de ces longues élégies romanesques et mythologiques. Stobée nous a conservé le titre de l'une d'elles. Démêler; il s'agissait sans doute de l'enlèvement de Gora. Le scholiaste d'Apollonius de Rhodes nous apprend l'existence d'une autre élégie de Philétas, ayant pour titre Télèphe; c'était le nom de son père que le poète, par piété filiale, avait inscrit en tête de son œuvre : il y était question des noces de Jason et de Médée. Mais en dehors de ces compositions plus ou moins nombreuses, Philétas avait écrit des élégies d'un autre genre, réunies sous le titre de Uaiyvia\ pièces plus courtes, plus simples, et dans lesquelles devait revenir fréquemment le nom de Battis''. Nous n'en sommes pas réduits, pour cette dernière hypothèse, à un passage d'Hermésianax'^ dans lequel Philétas est représenté assis
1. M. Couat {ouvr. cit., p. 73) traduit Tiaiyvta par « poésies légères »; il iaut s'entendre sur le sens de répithète; M. Auguste Otto (de Fab. Prop. part. I Vratisl.^ 1880, p. 5) appelle Philétas « poeta serius minime que Icvis ». Ilaîyviot, ce sont de petites pièces sans prétention, nugœ, dira Catulle (!n parlant des siennes.
2. On doit préférer Battis à Bittis d'après les manuscrits d'Ovide, Trist. I, G, 2 et ^a;. Pont. III, 1, 58. — Cependant M. Merkel écrit dans ces deux vers Biltis, Biltide, et M. 0. Korn, qui a donné en 18G8 une édition critique des Pontiques, écrit également III, 1, 58 BittidCy bien que tous les maimscrits dont il cite les variantes oflrent des mots commençant par la syllabe Ba; M. Riese, au contraire. Battis d\cc les Mss.